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Yves Coppens © DRFP

Yves Coppens © DRFP

Yves Coppens : Guiddam (Devant)

Colloques/Journées d'études/Formations

Colloque

Dans un monde en perpétuelle mutation, l’association Planète Émergences propose deux journées de réflexion et d’échanges sur le thème de l’avenir, avec le professeur Yves Coppens (en partenariat avec le Mucem).

Avec Yves Coppens (paléontologue et paléoanthropologue), Philippe Brenot (psychiatre, anthropologue), Michel Brunet (paléoanthropologue), Valentin Carayol (compositeur, pianiste concertiste), Philippe Charlier (médecin légiste, paléopathologiste), Jean Gaumy (photographe), Sabrina Krief (vétérinaire, primatologue), Thomas Langrand (sculpteur), Lek & Sowat (artistes plasticiens, graffeurs), Pascal Picq (paléoanthropologue), Emmanuelle Pouydebat (chercheuse), François Rodhain (virologiste), André Stern (architecte), Amélie Vialet (paléoanthropologue).

« Ce colloque se propose, en quatre tables rondes de deux heures chacune, de susciter un débat sur “l’avenir” d’une douzaine de scientifiques et d’artistes, apportant chacun le point de vue de sa discipline et le “frottant” aux autres. Comme le choix des participants s’est fait délibérément d’un “bout” de la culture à l’autre, de la biologie qui inspire à celle qui agresse, de l’humanité triomphante qui crée et communique à celle conquérante qui détruit pour s’agrandir, l’organisateur espère parvenir à d’intéressants échanges entre exemples de succès et de prédations, entre merveilles universelles et fragilités permanentes. Il ne s’agira que de constats d’experts chacun dans son domaine, et de jeux d’échanges sans aucune connotation de quelque nature qu’elle soit, ni prétention autre que celle de livrer très humblement un peu de connaissances à ceux que cette rencontre intéresse… et aux participants eux-mêmes. »

Yves Coppens
 


Déroulé


Samedi 25 septembre – de 14h à 16h :
Ouverture : Yves Coppens
Le Temps : Michel Brunet, Amélie Vialet
 
Samedi 25 septembre – de 17h à 19h :
La Nature : Emmanuelle Pouydebat, Sabrina Krief
Le genre : Philippe Brenot, Pascal Picq
 
Dimanche 26 septembre – de 14h à 16h :
Le Virus : François Rodhain, Philippe Carlier
Premier et Deuxième Arts, Architecture et Sculpture : André Stern, Thomas Langrand
 
Dimanche 26 septembre  – de 17h à 19h :
Troisième Art, Peinture, Dessin : Jean Gaumy, Lek et Sowat
Quatrième Art, Musique : Valentin Carayol (sous-réserve)


Biographies

Yves Coppens

Professeur au Muséum National d'Histoire naturelle (Anthropologie biologique) de 1969 à 1983, professeur au Collège de France (Paléoanthropologie et préhistoire) de 1983 à 2005, membre de l'Académie des Sciences de  l'Institut de France, de l'Académie nationale de Médecine (France), de l'Académie nationale des Sciences de Rome, de l'Académie royale de Médecine de Belgique, de l'Académie royale des Sciences de Belgique, honorary fellow du Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, foreign associate de la Royal Society d'Afrique du Sud, Membre de l'Académie malgache, de l'Académie Hassan Il des Sciences et des Techniques du Maroc, de l'Académie de médecine de Sao Paulo, de l'Académie des Sciences, Arts et Culture d'Afrique et des diasporas africaines (Côte  d'Ivoire), de l'Académie pontificale des Sciences, etc. Titulaire de nombreuses distinctions et lauréat de nombreux prix nationaux et internationaux (Belgique, Italie, Suède, Allemagne, Grande-Bretagne, Ethiopie, Tchad, Afrique du Sud, USA, Canada, Brésil, Inde, etc.), est aussi docteur honoris causa des Universités de Bologne, de Liège, de Chicago, de Mons, etc.
Il a dirigé ou  codirigé à partir des années 60 d'importantes expéditions paléontologiques au Tchad, en  Éthiopie (Omo et Afar), en Sibérie, en  Chine, en Mongolie, mais aussi en Afrique du Nord, en Indonésie, aux Philippines.
Yves Coppens, dont la spécialité est la paléontologie des Vertébrés et la paléontologie humaine, est l'auteur d'environ un millier d'articles et livres concernant ces disciplines et le signataire ou co-signataire de trois genres nouveaux et de six espèces nouvelles d'Hominidés fossiles. Le principal résultat de ses années de recherche est sans doute la mise en corrélation de l'évolution des Hominidés et de celle de leur environnement, la seconde expliquant la première - l'Homme serait né de la nécessité de s'adapter à un changement climatique.

Philippe Brenot

MD, MA, PhD, écrivain, psychiatre et anthropologue, Philippe Brenot dirige les enseignements de sexologie et sexualité humaine à l’université de Paris et préside l’Observatoire International du Couple. Ses recherches concernent l'anthropologie, la physiologie sexuelle et le couple.  Il tient le blog Liberté-Égalité-Sexualité sur lemonde.fr. Il a publié, entre autres ouvrages : Les Mots du corps (l'Esprit du Temps, 1992), Les Mots du sexe (l'Esprit du Temps, 2002), Inventer le couple (Odile Jacob, 2001), Le Nouvel Éloge de la masturbation (L'Esprit du Temps, 2013), et SEX STORY, Une Histoire du Sexe, première histoire de la sexualité en BD (avec Laetitia Coryn, Ed. Les Arènes BD, 2017).

Michel Brunet

Michel Brunet a étudié les sciences de la nature et la paléontologie à la Sorbonne (Paris) où il a soutenu son doctorat de spécialité (paléontologie) en 1966. Il devient professeur titulaire de paléontologie en 1989 et, à partir de 1976, ses recherches se concentrent sur les hominidés fossiles d’abord en Afghanistan puis en Irak. Ses premières missions africaines débutent en 1984 au Cameroun, puis en 1993 au Tchad où il crée la Mission Paléoanthropologique Franco-Tchadienne (MPFT) sur la thématique : « Origine, évolution et environnements des Hominidés anciens ».
 En 1995 Michel Brunet décrit un nouvel hominidé daté de 3.5 Ma, Australopithecus bahrelghazali le premier Australopithèque décrit à l’Ouest du grand Rift Africain. Il le surnomme « Abel » pour honorer la mémoire de son collègue et ami décédé au Cameroun au cours d’une de leurs missions de terrain.
En 2002 et 2005 Michel Brunet publie, dans le magazine scientifique Nature, un crâne sub-complet, des mandibules et des dents isolées qu’il attribue à une nouvelle espèce d’hominidé, Sahelanthropus tchadensis, le plus ancien (7 Ma) représentant connu à ce jour de la famille humaine, surnommé « Toumaï » (« espoir de vie » en Goran, la langue locale).
Plus récemment, il a initié et conduit des missions de terrain en Libye, en Egypte, au Cameroun à la recherche d’hominidés et de panidés anciens ; mais aussi sur le continent Antarctique et en Patagonie chilienne à la recherche des ancêtres des singes d’Amérique du Sud.
Actuellement, Michel Brunet est Professeur émérite, Chaire de Paléontologie (2007-11) du Collège de France Paris et à l’Institut International de Paléoprimatologie et Paléontologie humaine (IPHEP) UMR 7262 CNRS-Université de Poitiers.

Jean Gaumy 

Jean Gaumy est né en 1948 à Pontaillac (Charente-Maritime). Après des études supérieures de lettres à Rouen, il entre à l'agence française Gamma. Puis, en 1977, il rejoint le groupe collégial des photographes internationaux de Magnum Photos. C’est en 1984 que Jean Gaumy réalise son premier film, La Boucane, nominé en 1986 pour le César du meilleur documentaire. D’autres films suivront, souvent primés, tous diffusés par les télévisions françaises et européennes. Cette même année, il entame un cycle d’embarquements hivernaux à bord de chalutiers dits « classiques » qu’il poursuivra jusqu’en 1998 et qui donnera lieu en 2001 à la publication du livre Pleine Mer (Prix Nadar 2001).
Dès 1986, il se rend en Iran lors de la guerre avec l’Irak. Il y retournera quasiment chaque année jusqu’en 1997. En 1987, il réalise le film Jean-Jacques pour lequel, à travers les yeux d’un personnage considéré à tort comme l’ « idiot du village », il suit deux années durant la chronique du bourg d’Octeville-sur-Mer en Haute Normandie. D’autres films seront réalisés et diffusés dont Marcel, prêtre, (1994) tourné plusieurs années durant à Raulhac, dans le Cantal, en Auvergne.
Depuis 2005 ses travaux photographiques et ses interventions socio-documentaires en de très nombreux pays se doublent d’une approche beaucoup plus contemplative. C’est durant cette période qu’il aborde en parallèle la série des paysages de montagne qui donnera lieu en 2010 à la publication du livre D’après Nature (pour lequel il recevra une seconde fois le prix Nadar). Dès 2008, alors qu’il finit la réalisation de Sous-Marin (un documentaire concernant la dissuasion nucléaire coproduit avec Arte), il entame un travail de reconnaissance photographique qui le mènera des mers arctiques aux territoires contaminés de Tchernobyl et Fukushima. Première intervention en arctique en baie d’Amundsen. 
En 2016, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France. En 2019, il retourne à Tchernobyl puis se rend en Chine dans les villes de Chengdu, Guiyan et Xi’an. En janvier 2020, il repart au Niger pour le projet  Gakassinay, Niamey. A son retour, il chronique le confinement dû au virus Covid 19 dans sa ville d’adoption avec la participation de National Geographic.

Sabrina Krief 

Sabrina Krief est professeure au Muséum national d’Histoire naturelle. Elle est vétérinaire et écologue de formation et étudie depuis plus de 20 ans les chimpanzés sauvages en Ouganda. Elle a fondé en 2006 avec son mari, Jean-Michel Krief, photographe, l’association Projet pour la Conservation des Grands Singes (PCGS) ayant pour objectif de protéger et faire connaitre les grands singes et leur écosystème, la forêt tropicale. Ensemble, ils gèrent la station de recherche et de préservation des chimpanzés de Sebitoli en Ouganda. 
Les travaux scientifiques de Sabrina Krief portent sur l’alimentation, la santé et l’automédication des grands singes mais également sur la résilience des grands singes et des forêts tropicales aux activités humaines (pollution, fragmentation de la forêt, braconnage, etc.). Aujourd’hui, elle pilote le programme « Forêt, Faune, populations en Ouganda » du MNHN (www.forest-fauna-uganda.mnhn.fr), mené en collaboration avec des partenaires ougandais et français. Ce projet vise à concilier agriculture durable et réduction des conflits hommes-faune sauvage pour améliorer le bien-être et les revenus des populations locales grâce à la préservation des chimpanzés et des éléphants.

Thomas Langrand

Thomas Langrand est né en 1973 à Saint Yrieix La Perche (Haute Vienne). Il réalise très tôt une « sculpture lumineuse » très remarquée, à l’occasion de la dernière vente aux enchères de design à l’hôtel Drouot, et il obtient en 2000 le diplôme supérieur d’arts appliqués en stylisme d’objets de l’institut Saint Luc (Belgique). Son mémoire La nature des formes porte sur l’observation et l’analyse des formes présentes dans la nature. 
Il a conçu et réalisé le prototype « PULSE », engin nautique équipé d'un propulseur oscillant, reproduisant le mouvement des nageoires des mammifères marins. Un projet soutenu par l’Agence Nationale pour la Valorisation de la Recherche (ANVAR).

Lek (1971, France) & Sowat (1978, France / USA)

Travaillant en binôme depuis 2010, Lek & Sowat partagent un goût commun pour l’Urbex, ou exploration urbaine, discipline qui consiste à sillonner la ville à la recherche de ruines modernes. Repoussant les limites du graffiti traditionnel, leurs installations in situ réunissent abstractions architecturales, typographies déstructurées, installations éphémères et vidéos en time-lapse. En 2012, le projet Mausolée qui les voit organiser une résidence artistique sauvage dans un centre commercial abandonné du nord de Paris leur ouvre les portes du Palais de Tokyo. Entourés d’une cinquantaine d’artistes iconiques des arts urbains, Lek & Sowat passent deux années à créer une exposition expérimentale dans les issues de secours du bâtiment, initiant ce qui deviendra le Lasco Project. Depuis, ils multiplient les projets à l’étranger (Inde, Hong Kong, Abu Dhabi, Europe) ainsi que les collaborations avec des artistes d’horizons aussi variés que le poète beat John Giorno, les stylistes Agnès b et Jean Charles de Castelbajac, les pionniers du graffiti que sont Futura, Mode2 et Jonone, ou encore Jacques Villeglé, précurseur de l’art urbain. C’est avec ce dernier qu’ils réalisent le projet Tracés Directs, première œuvre de graffiti à entrer dans la collection permanente du Centre Pompidou. En 2016, ils sont les premiers artistes issus du graffiti à intégrer, comme pensionnaires, la prestigieuse Villa Médicis à Rome. En 2018, ils sont invités par le Centre des Monuments Nationaux à intervenir dans les tours de La Rochelle dans le cadre de la saison « Sur les Murs », avant de plonger dans les sous sols parisiens pour peindre en collaboration avec l’entreprise NGE un tunnelier, outil premier de l’édification des tunnels du futur métro du Grand Paris.

Jacques Malaterre

Passionné par la vie, Jacques Malaterre a été éducateur pour l’enfance inadaptée pendant plus de douze ans et chargé de cours à l’Université de Provence. En 1989, il devient réalisateur. D’abord documentariste, ses films lui permettent de poursuivre son exploration du monde et des gens. Il approche ainsi le domaine de l’art en filmant Zingaro, Maria Casarès, Béjart, Pina Bausch ; mais aussi celui de la littérature en réalisant les portraits de JMG Le Clésio, René Char, Pascal Quignard… Il n’en oublie pas pour autant la société et l’histoire avec le week-end des français, les supporters de l’OM ou la Libération de 1944… Sa soif de connaître et son bonheur à découvrir le conduisent aussi au bout du monde avec des films sur les pêcheurs à la loutre au Viêt-Nam, les Tsaatans en Mongolie ou encore les hippopotames en Ouganda…
En 1996, il se met à travailler pour la fiction tout en gardant la passion des personnages qu’il a approfondie dans le documentaire. Il crée ainsi plusieurs séries télévisées comme Boulevard du Palais, Commissariat Bastille, SOS 18, ou réalise différents téléfilms tels que L’Amour Interdit, Fibre mortelle… TF1, France 2, France 3, Arte, M6 ou Canal + sont alors ses terrains d’expression. Ce savoir faire, cette farouche envie de se remettre en question à chaque film qu’il considère toujours comme une nouvelle aventure humaine, le conduiront à réaliser, en 2001, après plus de deux ans de travail, L’Odyssée de l’Espèce, extraordinaire succès télévisuel dans le monde. 
Après avoir gagné la mise en scène de théâtre avec La vie sexuelle de Catherine M  et Agatha de Marguerite Duras, Jacques Malaterre renouera avec le documentaire-fiction. À travers deux films, il raconte la préhistoire de nos ancêtres avec Homo Sapiens, et la naissance des civilisations avec Le Sacre de l’Homme. Ces deux réalisations ont rencontré le même succès international que la précédente. De plus, entre 2005 et 2006, il est président de la commission du COSIP pour le CNC. En 2008, il tourne un film historique sur L’Assassinat d’Henri IV avant de réaliser en 2009, après six ans de travail, son premier long métrage de fiction AO le dernier Neandertal, sorti en salles le 29 septembre 2010, année où il met en scène pour France Télévisions une adaptation de la nouvelle de Prosper Mérimée Carmen. En 2015, il est directeur de collection de la série documentaire pour Arte Les Oubliés de l’Histoire (20x26’) dont il réalise 12 épisodes. Dans le même temps, il est aussi consultant pour Ubisoft. 
En 2017, après avoir réalisé le téléfilm Une chance sur Six avec Patrick Sébastien et Anne Sila pour France 2, il est co-scénariste et directeur artistique sur le documentaire Qui a tué Neandertal ? pour France 5 et met en scène Patrick Sébastien dans son nouveau spectacle Avant que j’oublie… Dans le même temps, il écrit pour France 2 Brûlez Molière ! une fiction historique qu’il tourne en mars 2018. Début 2019, Il développe pour France 2 un documentaire-fiction qu’il écrit avec Yves Coppens Les derniers secrets de l’humanité. En deuxième semestre, il réalise les séquences fiction du documentaire-fiction Révolution (2x52’ – France 2). 

Pascal Picq 

Pascal Picq est un paléoanthropologue français. Il a été maître de conférences au Collège de France à partir de 1991, pendant la période où Yves Coppens était titulaire de la chaire de paléoanthropologie et préhistoire (1983-2005). N'étant pas professeur élu par l'Assemblée, il n'y a dispensé aucun enseignement, mais a participé à certaines recherches. Il s'oriente initialement vers les études de physique à l'Université de Villetaneuse puis à l'Université Pierre-et-Marie-Curie. Au cours de l'année de sa licence, il rencontre les professeurs Bernard Vandermeersch et Yves Coppens qui le font s'orienter vers la paléoanthropologie. Après un DEA de paléontologie des vertébrés et de paléontologie humaine et une thèse sur l'articulation temporo-mandibulaire des hominidés, il obtient son doctorat en 1983. Ses études post-doctorales ont lieu aux États-Unis à l'Université Duke où il devient chercheur associé et enseignant en anatomie au Duke University Medical Center sous la houlette de l'anthropologue William Hylander. C'est au cours de son séjour américain qu'il rencontre sa femme. Il rentre en France avec elle et leurs deux premiers enfants en 1991 et devient maître de conférence au Collège de France, attaché à la chaire de Paléoanthropologie et Préhistoire du professeur Yves Coppens, position qu'il occupe de nombreuses années avant de devenir responsable de l'unité de paléoanthropologie et d'anatomie fonctionnelle (UPAF) appartenant à cette chaire. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles scientifiques autour de la question de « Qu'est-ce que l'humain ? ».

Emmanuelle Pouydebat 

Emmanuelle Poydebat observe les animaux depuis son plus jeune âge. Après des lectures décisives à l’adolescence, dont Le singe l’Afrique et l’Homme (Y. Coppens), elle effectue ses premiers travaux à 22 ans. S’intéressant particulièrement aux capacités de manipulation et d’utilisation d’outils, elle remet rapidement en cause de nombreuses spécificités humaines. Récompensée de plusieurs prix scientifiques, elle réalise sa Thèse avec le Professeur Coppens puis devient sa dernière Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherches au Collège de France. Maître de conférences à l’Université, rejoignant ensuite le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et le Muséum National d’Histoire Naturelle (laboratoire Mécanismes Adaptatifs & Evolution) comme chercheuse Habilitée à Dirigée des Recherches, elle y est aujourd’hui Directrice de Recherches. Auteur de L’intelligence animale, cervelle d’oiseaux et mémoire d’éléphants (Odile Jacob, 2017, traduit en plusieurs langues), de Atlas de zoologie poétique (Arthaud, 2018, traduit en plusieurs langues) et de Quand les animaux et les végétaux nous inspirent (Odile Jacob, 2019, traduit en plusieurs langues), Emmanuelle transmet très régulièrement sa passion à la télévision (France 2, France 5, Arte, C8), à la radio française (France Info, France culture, Europe 1, RTL, France Inter, etc.) comme européenne (Radio Télévision Suisse, Radio Télévision Belgique…), dans la presse (Pour la Science, La Recherche, Sciences et avenir, Cerveau & Psycho, L’Express, Libération, Le Monde, Le Figaro, Sud Ouest, etc.) et au cours de conférences en France comme partout dans le monde. En 2019, elle a reçu la médaille d’argent du CNRS et sera faite Chevalière de la Légion d’honneur en 2020.

François Rodhain 

François Rodhain est Professeur Honoraire à l'Institut Pasteur. Médecin et Entomologiste, spécialiste d'épidémiologie des maladies transmises par vecteurs (principalement des maladies tropicales), l'essentiel de sa carrière scientifique s'est déroulé à l'Institut Pasteur, de 1969 à 2004. Il y a dirigé durant 14 ans (de 1987 à 2001) l'Unité d'Ecologie des Systèmes Vectoriels, où étaient menées des recherches sur les relations entre divers agents infectieux (virus, bactéries, parasites) et leurs vecteurs respectifs dans l'optique d'une meilleure compréhension de l'épidémiologie des maladies correspondantes. A l'occasion de ces travaux, il a réalisé des très nombreuses missions outre-mer, soit missions de recherche entomo-épidémiologique sur le terrain, soit missions d'enseignement.
Il fut ensuite Directeur de l'Ecole Pasteurienne d'Infectiologie (2002-2004).
François Rodhain a publié, dans la collection Que sais-je ?, un ouvrage intitulé Les Maladies à vecteurs (P.U.F., 1999). Il a également coordonné, avec Jean-François Saluzzo, un livre : Le mystère des épidémies (Editions Pasteur, 2005). Il a rédigé, avec Maxime Schwartz, un ouvrage destiné à un large lectorat : Des microbes ou des hommes, qui va l'emporter ? (éditions Odile Jacob, 2008). Son dernier ouvrage publié est : Le Parasite, le Moustique, l'Homme et les autres (éditions Docis, 2015).

André Stern

André Stern est architecte, urbaniste, scénographe. Membre Iconomos (Conseil International des Monuments et des sites) et Lauréat de concours nationaux et internationaux.
En 1963, il fonde et dirige l’atelier pluridisciplinaire STERN INTERNATIONAL sur « l‘espace éthique ». Il introduit en 1994 les notions de santé environnementale avec la création d’observatoires d’Urbanisme, et travaille à l’exportation sur la problématique urbaine et la mémoire identitaire. Il est lauréat de concours nationaux et internationaux. 
Expert au collège des experts architectes de la région PACA. Il réalise depuis 1994 des décors d’opéra, de théâtre et des shows multimédia. En 2014, il est élu académicien au fauteuil 09.

 

Tarifs

Entrée libre

Lieu Mucem, J4— Auditorium
Horaires Samedi 25 septembre 2021 à 14h00

Date(s)

  • Samedi 25 septembre 2021 à 14h00

  • Dimanche 26 septembre 2021 à 14h00