Alger - la Poste, début du XXème siècle, carte postale. Collection MHFA, Montpellier Méditerranée Métropole © MHFA

Alger - la Poste, début du XXème siècle, carte postale. Collection MHFA, Montpellier Méditerranée Métropole © MHFA

Visages urbains et architecture coloniale

Cycle Algérie-France la voix des objets


Table ronde


Avec: Nadir Tazdait, Pascale Langrand (architectes) et Bruno Boudjelal (photographe)

Les grandes cités algériennes, et en particulier Alger, portent les marques des destructions et occupations successives qui s’y sont déroulées tout au long de son histoire, notamment celles de l’architecture à l’époque coloniale. Architectes et urbanistes français y ont réalisé de grands projets, parfois même après l’Indépendance. Certains monuments issus de ce passé, comme la Grande Poste d’Alger, s’inscrivent désormais dans le patrimoine culturel local et semblent servir de repère à toutes les mémoires.

Exposée dans le forum du J4, la maquette de ce monument né en 1913 (comme Albert Camus) questionne l’héritage des architectures coloniales.

Tout comme les images et photographies présentées : réalisées durant toute la période coloniale, elles constituent un portrait de l’Algérie d’une richesse documentaire unique.

Nadir Tazdaït

Né en Algérie, Nadir Tazdaït vit et travaille entre Alger et Paris. Architecte d’État de l’USTO d’Oran en 1991 et architecte DPLG de l’école d’architecture Paris-Malaquais en 2003, il s’est très tôt intéressé aux technologies numériques appliquées à l’architecture. Depuis 2006, le groupement avec Pascale Langrand, architecte DPLG s’inscrit dans une vision innovante de l’architecture méditerranéenne à travers divers projets : le musée de la musique à Nice, un Jardin d’enfant à Paris, le Musée d’art moderne d’Oran, le Grand Musée de l’Afrique à Alger, le Musée d’art et d’histoire à Constantine, ainsi que diverses scénographies d’expositions.

Pascale Langrand

Née à Alger en 1960, Pascale Langrand, architecte, vit et travaille à Paris depuis 1981. Collaboratrice régulière de Roland Simounet dès ses études, elle l’assiste
dans la direction de son agence en 1995. Cette collaboration a largement nourri son approche architecturale. En 2006, elle s’associe avec Nadir Tazdaït, dans une
synergie riche et féconde sur divers projets : le Musée de la musique à Nice, un Jardin d’enfant à Paris, le musée d’art moderne d’Oran, le Grand Musée de l’afrique à Alger, le Musée d’art et d’histoire à Constantine, ainsi que diverses scénographies d’expositions.

Bruno Boudjelal

Né en 1961 à Montreuil, Bruno Boudjelal vit et travaille à Paris et en Afrique. Français d’origine algérienne, il pratique la photographie comme un mode de vie qui interroge sans cesse sa propre identité et nous confronte à la nôtre. Il a été récompensé par de nombreux prix, dont le Fonds d’aide à la photographie documentaire du Cnap en 2011 et le prix Villa Médicis hors les murs en 2012.
Son travail est publié dans la presse nationale et internationale, et régulièrement exposé à travers la France et l’Europe : au musée Nicéphore-Niépce de Châlon-sur-Saône entre 2011 et 2013, à Marseille en 2013 et à Lisbonne en 2014, à Mulhouse et au Jeu de Paume (Paris) en 2017.


Musique


Ensemble trio : Amine Tewfik (chant, aouicha), Medhi Laïfaoui (chant, karkabou) et Malik Ziad (chant, guembri)

La musique gnawa d’Algérie, appelée diwane pour la distinguer de la gnaoua marocaine et de la stambali tunisienne, trouve son origine dans les rites de l’Afrique sub-saharienne et se décline en un répertoire de divertissement et un répertoire sacré. En Algérie, deux festivals culturels sont aujourd’hui consacrés à ce courant musical, à Béchar et à Alger.

Partenariat musical proposé par la Cité de la musique de Marseille

Tarifs

Entrée libre

Lieu Mucem, J4— Auditorium Germaine Tillion
Horaires

Table ronde : 20h
Musique : A partir de 19h en ouverture et clôture de la table ronde

Voir aussi