• Masque chapeau de boteiro Espagne © Musée international du carnaval et du masque binche, Belgique photo Olivier Desart
    Masque chapeau de boteiro Espagne © Musée international du carnaval et du masque binche, Belgique photo Olivier Desart
  • Masque de survakar, Bulgarie, xxie Siècle © Mucem Yves Inchierman
    Masque de survakar, Bulgarie, xxie Siècle © Mucem Yves Inchierman
  • Le juif et son aide Auguste, Mascarade de l'epiphanie, Pologne © Mucem
    Le juif et son aide Auguste, Mascarade de l'epiphanie, Pologne © Mucem

Le Monde à l'Envers

Carnavals et Mascarades d’Europe et de Méditerranée
Mucem, J4— niveau 2
| Du mercredi 26 mars 2014 au lundi 25 août 2014

Dans les années 1960, on croyait pouvoir prédire la mort de Carnaval, réduit à une fête enfantine ou à une démonstration folklorique. Finalement, il n’en est rien. Cinquante ans plus tard, le Carnaval se porte bien. Partout, mascarades rurales et parades urbaines renaissent et se réinventent, cherchant à renouer avec des rites très anciens ou s’inspirant de formes revenues de très loin.

Le phénomène a pris une telle ampleur que le Mucem s’y est d’abord intéressé sous la forme d’une « enquête-collecte » destinée à enrichir les collections. Devant l’intérêt des résultats de la recherche, il fut décidé d’organiser sous le titre « Le Monde à l’Envers » une exposition consacrée aux pratiques carnavalesques contemporaines.

Mais qu’est-ce que le carnaval ?

On regroupe aujourd’hui sous cette appellation  des manifestations très différentes :

—Les parades urbaines, liées ou non au calendrier liturgique, anciennes ou récemment inventées.
—Les mascarades rituelles de l'hiver, qui commençaient parfois à la Toussaint, caractérisaient ailleurs la période des 12 jours ou de l’Epiphanie ou les « jours gras » précédant le carême. Revisités, ces rites masqués connaissent aujourd'hui un renouveau général.
—Les carnavals tropicaux, qui connaissent un succès planétaire. Ils fascinent les Européens qui s’y rendent et sont pratiqués en Europe comme une fête identitaire par les immigrants originaires de la Caraïbe ou de l’Amérique du Sud.   
—Les rites masqués de la rive sud de la Méditerranée : mascarades de l’Aïd-el-kebir et de l’Achoura dans les zones berbérophones du Maroc, nouvel an berbère (Yennayer) dans l’Algérie Kabyle, Pourim juive. Les mascarades berbères intégrées au calendrier islamique lunaire connaissent aujourd’hui une relance en tant que fêtes berbères anté-islamiques et se transforment parfois en carnavals urbains, comme à Inezgane, dans la région d’Agadir. Comme les parades de Pourim en Israël, les carnavals marocains actuels  relèvent d’une culture mondialisée du carnaval, qui mêle comportements transgressifs, arts de la rue, revendications identitaires et joie de participer à la fête.

Si différentes à première vue, ces manifestations ont beaucoup en commun : des personnages archétypiques, que l’on retrouve dans les villes comme dans les campagnes, des comportements récurrents (excès alimentaire, licence sexuelle et scatologie, inversions en tous genres, droit des masques à révéler les inconduites et à critiquer la politique locale ou internationale), mais surtout des représentations communes de la fête. La liberté du carnaval, ses transgressions, ses jeux de masques, son impertinence, sa capacité à mettre en scène les diverses composantes sociales de façon souvent polémique appartiennent à un fonds commun, admis par tous. Le carnaval apparaît aujourd’hui comme une culture commune aux sociétés de l’espace euro-méditerranéen et à celles qui en sont partiellement issues, un substrat très ancien, fait d’emprunts réciproques et de métissages.

La plupart des « carnavaleux » savent qu’il s’agit d’une fête largement répandue dans le temps et dans l’espace, même s’ils y participent surtout pour se sentir membres de leur communauté. Vécu à la fois comme une fête identitaire et universelle, le carnaval, par ses jeux de masques et de dévoilement, nous parle des sociétés contemporaines.


Commissaire générale : Marie-Pascale Mallé
Commissaires associés : Françoise Dallemagne, Frédéric Mougenot
Scénographie : Massimo Quendolo et Léa Saïto
Co-production / itinérance : Musée International du Carnaval et du Masque à Binche (Belgique), partenaire de Mons 2015, capitale européenne de la culture
[Cette exposition sera présentée au MICM à Binche en Belgique sous une forme réduite (800 m²) de fin janvier à fin juin 2015]

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    Bande-annonce de l'exposition


Parcours de l'exposition

L’exposition « le Monde à l’Envers »

Masque, Italie xxe Siècle © Musée international du carnaval et du masque Binche, Belgique photo Olivier Desart
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Il y a bien des façons d’envisager une exposition sur le carnaval, notamment autour du masque et du déguisement, de la folie collective, en proposant une description historique et typologique des différentes fêtes ou encore une approche plus technique sur les arts de la rue et les savoir-faire développés par les carnavaliers comme par les particuliers, qui donnent libre cours à leur imagination dans la confection des costumes et l’élaboration des chars.

L’exposition « Le Monde à l’Envers » développe un autre point de vue. En effet, après avoir arpenté de 2008 à 2012 des terrains aussi différents que les mascarades des Pyrénées ou des Balkans et les carnavals urbains de Cayenne, Dunkerque ou Notting Hill, il est apparu que la richesse des pratiques carnavalesques actuelles tient aux représentations que l’on en a. L'une des principales raisons du renouveau actuel des carnavals et mascarades est la fascination qu'exercent, sur un public en quête de sens et d'authenticité, les caractères archaïques de la fête carnavalesque. Partout, les mascarades rurales et les carnavals dits « traditionnels » ou « historiques » renaissent, en s'appuyant parfois sur les écrits des ethnologues ou des folkloristes de la fin du XIXe siècle. Acteurs et spectateurs évoquent le besoin de perpétuer un rite « ancestral » et propre à leur communauté, même s’ils le réinventent en grande partie.

L’exposition « Le Monde à l’Envers » invite donc à un voyage dans l'imaginaire carnavalesque. Le parcours comporte des moments d’immersion puissants et jubilatoires et des temps de réflexion sur ce que cette fête nous apprend de nous-mêmes et des sociétés contemporaines.

Section 1 : Les passeurs de l’hiver ou la refondation cyclique du monde

Les gilles de binche © Musée international du carnaval et du masque binche, Belgique.photo Olivier Desart
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Costume de schöne klaust xxe Siècle © Musée international du carnaval et du masque binche, Belgique.photo Olivier Desart
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Masque de Krampus ou Schiache Percht, Autriche © Musée international du carnaval et du masque binche, Belgique. photo Olivier Desart
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Masque de Survakar, Bulgarie © Mnhn, photo Mucem Yves Inchierman
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Alexis Bafcop, Le carnaval de Cassel 1876. Musée départemental de Flandre, Cassel © Jacques Quecq d'Henripret
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Les folkloristes et ethnologues du début du XXe siècle ont souvent décrit le carnaval comme un rite de magie agraire. Les carnavaliers d’aujourd’hui se réapproprient ces interprétations. A la ville comme à la campagne, le carnaval est toujours vécu comme une fête du renouveau.

Même si elles semblent immémoriales, les pratiques décrites dans cette première section sont accomplies par des contemporains parfaitement intégrés dans la vie moderne, qui les ont en partie réinterprétées.

Les sonneurs de cloches

Les sociétés traditionnelles pratiquaient le charivari chaque fois que l’ordre naturel ou social semblait menacé : aux éclipses de soleil, aux changements d’années ou à l’occasion de mariages mal assortis. Aujourd’hui encore, le vacarme et le chahut accompagne les manifestations contestataires.

Le charivari évoque le vacarme originel qui a présidé à la création du monde et participe ainsi à sa refondation, au retour à l’ordre. C’est une composante universelle des carnavals, qui est souvent l’apanage des sonneurs de cloches, ces curieux personnages que l'on rencontre du Maroc à la Géorgie et de l'Allemagne à l'Iran. Chasser l'hiver, chasser les forces du mal, balayer les fautes et les mésententes de l'année écoulée, réveiller la végétation, hâter l'arrivée du printemps, appeler la prospérité et l'harmonie sur l'année à venir, …. telles sont leur missions.

La  première salle, à la scénographie immersive et sonore,  place le visiteur dans la situation de la population des villes et villages confrontée à l'arrivée des masques et à leur prise de possession du lieu. Le but est de l'étonner immédiatement avec une autre vision du carnaval que celle qu'il connait, de stimuler sa curiosité pour les aspects archaïques de la fête, de le mettre en condition de recevoir des images qui peuvent paraître choquantes ou vulgaires en dehors du contexte du  carnaval.

La figure emblématique du sonneur de cloches est présentée sous la forme d’un choix de costumes provenant de tout l’espace euro-méditerranéen et de films réalisés récemment.

Mais si le personnage du sonneur de cloches est universel, les dates auxquelles il apparaît varient considérablement, ce qui s’explique par la coexistence et la surimposition de différents calendriers, populaires, officiels et liturgiques.

Le portail du temps

Partout, le carnaval est une période bien définie, dont le début et la fin sont officiellement proclamés, mais ses dates et sa durée sont très variables. La structure intitulée « le portail du temps » évoque de façon poétique les relations du carnaval au temps et aux calendriers et invite le visiteur dans « la cinquième saison ». C’est ainsi que l’on nomme joliment le carnaval dans la zone alémanique.

Les hommes du début du XXIe siècle vivent dans différents temps et leurs actions s’inscrivent dans différents calendriers : lunaire et solaire, officiel et populaire, grégorien et julien, agraire ou liturgique, anciens calendriers celte, slave, ou hébraïque. Le carnaval relève d’une autre idée du temps et des saisons que le calendrier officiel ; c’est une vision du  temps, cyclique, assortie de croyances très anciennes : d'une part, la nécessité de contribuer à régénérer le monde, usé en fin de course, afin d'assurer la prospérité de l'année nouvelle ; ce qui inclut la convocation des ancêtres, des âmes des défunts, dépositaires des pouvoirs de fécondité de la communauté ; d'autre part, la croyance que ce passage est un espace de non-temps, où le monde est détraqué et où les enfers  s'ouvrent, libérant les démons et les forces du mal. Le carnaval est un rite propitiatoire de changement d’année intimement lié à un culte des morts.

Un rite agraire

Malgré les relances et les réinventions le visiteur pourra être surpris par les parentés et les convergences entre tous les carnavals de l’espace euro-méditerranéen. Partout, on retrouve les mêmes personnages, les mêmes gestes. Partout des masques armés de balais chassent l’hiver et font place nette pour la nouvelle année ; partout on arbore des chapeaux à fleurs, à rubans, à miroirs pour séduire le printemps ; partout on moque et on célèbre la sexualité humaine ; partout Les masques Animaux dispensent vigueur, fertilité, fécondité. Tout comme le roi carnaval, condamné, exécuté, mais qui renaîtra l’année suivante, ils  symbolisent, par leurs jeux de mort et de résurrection, la victoire de la vie sur la mort.

Dans cette seconde salle, on jouera sur les accumulations d’objets, afin de déconstruire les rituels, et sur les films, afin de montrer à la fois le caractère contemporain des pratiques et leur universalité, mais sans trop de distance pour rendre compte de la ferveur et de l’adhésion des acteurs de la fête à leur rôle.

Les ancêtres, le Diable et La Mort

Célébration de la vie et du renouveau, le carnaval est indissociablement lié à la mort. La fête des fous médiévale était organisée par les confréries des âmes du purgatoire. De nombreux carnavals, aujourd’hui encore, commencent par une messe des morts et une visite au cimetière. Sous la forme de la Faucheuse ou du squelette, La Mort, souvent accompagnée par le Diable, hante cortèges et mascarades. Les masques eux-mêmes incarnent les esprits venus du pays des morts, les ancêtres, et contribuent à les y renvoyer.

Un cortège infernal de diables, sorcières, et de fantômes provenant de différentes régions de l’espace euro-méditerranéen permet au visiteur de prendre conscience de cette dimension du carnaval.

Aux miroirs des interprétations

Après avoir démontré l’universalité de certains personnages et de certaines pratiques, l’exposition interroge la définition et les origines de la fête carnavalesque en s’appuyant sur des objets archéologiques, des tableaux ou des gravures qui dialoguent avec des objets carnavalesques. Il ne s'agit pas de donner une réponse scientifique, de trancher définitivement le débat sur les origines du carnaval, mais de présenter chacune des  hypothèses évoquées comme autant de miroirs où nous croyons et souhaitons nous reconnaître.

Dans l'Europe occidentale catholique, le carnaval est considéré comme le pendant du Carême, une période de liesse et d'abondance avant le long jeûne qui précède Pâques. Personnification d'une période de l'année et plus encore d'une manière de vivre, le carnaval a-t-il été inventé par l'Eglise comme pendant du sacrifice et du jeûne ou bien est-ce une « survivance païenne » que l'Eglise a canalisée en l'intégrant à l'année liturgique ? Que nous souhaitions voir dans le carnaval un héritage des Dionysies grecques ou des Lupercales romaines, une très ancienne tradition celte, germanique ou berbère ou encore le plus ancien rituel indo-européen, éclaire l'idée que nous nous faisons de notre identité.

Section 2 : Cacher ou révéler ? Le pouvoir des masques

Masque de chèvre, Biélorussie, xxe Siècle © Musée international du carnaval et du masque binche, Belgique. photo Olivier Desart
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En vieux français comme en italien, le mot « masque » désigne l’ensemble du costume et par extension le personnage. Mais l’objet qui  cache ou remplace le visage reste le plus intrigant. Le masque dissimule et révèle. Il exhibe notre moi secret et transcende la frontière des apparences. Quand sommes-nous le plus nous même ? Sous le masque social de la vie quotidienne ou derrière le masque de carnaval, qui procure la liberté de l’anonymat et permet de donner libre court à nos pulsions ?

Derrière le masque

Le visiteur est accueilli dans cette section par un ensemble de témoignages de « masqués » qui rendent compte de l'émotion et de la ferveur des acteurs du carnaval et permettent de s'interroger sur la relation au masque du spectateur comme du porteur,  sur l'être et le paraître, le personnage et la personne.

L’héritage

Depuis l’Antiquité, dans les cérémonies funéraires ou le théâtre, le masque est employé comme visage de substitution. Il fait disparaître le commun et le mortel et le remplace par le puissant ou l’extraordinaire. Cette métamorphose est d’autant plus efficace que l’objet fascine et effraie. Ainsi dans l’ornementation savante ou populaire, le visage de face comme le masque repousse le mal. Des masques funéraires, des masques de théâtre et des masques prophylactiques illustreront la longue histoire des masques en Méditerranée.

Haut les masques

Une grande variété de masques de carnavals sont présentés dans cette partie de l’exposition, afin de faire prendre conscience de l'extraordinaire richesse et variété de ce patrimoine à travers l'espace euro-méditerranéen : masques en bois, en écorce, en tissu, en métal, en papier mâché, témoigneront de l’importance et de la permanence des rites masqués dans  tous les pays de l’espace euro-méditerranéen

Section 3 : En suivant la parade : la fête à l'envers ou le domaine de l'ambivalence ?

La ballerine, Carnaval de marseille, 2007 © Division de l'animation urbaine, Ville de Marseille
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Mannequin de mardi gras, Slovaquie, xxe Siècle © Mnhn, photo Mucem, Yves Inchierman
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Cette section traite d’une autre fonction du carnaval : la refondation de l’ordre social. Elle se présente sous la forme d’une parade, le visiteur se trouvant dans la posture du spectateur qui suit le défilé. Le regroupement des personnages par thèmes, dialoguant avec l’iconographie ou les objets placés en regard,  invite à prendre conscience de la signification de certaines mises en scène carnavalesque.

Nous et les autres

Le combat des contraires, les jeux d'inversion entre hommes et femmes, maîtres et esclaves, sauvages et civilisés, proches et étrangers sont au cœur des jeux carnavalesques. On peut ainsi explorer la part de folie, de sauvage, d’ambigüité sexuelle qui est en soi, représenter l'autre avec toute l'ambivalence des sentiments qu'il nous inspire, être un autre pour quelques heures ou quelques jours.

Plus précisément le carnaval invite à redéfinir qui nous sommes et, par la mise en scène de l’altérité, à se reconnaître entre soi. Les déguisements d’ « étrangers » sont universels : hommes sauvages, populations marginalisées comme les itinérants, les gitans, les juifs ou encore étrangers exotiques, comme les Maures ou les Turcs, campés comme des soldats armés de sabres ou des princes d’Orient opulents et raffinés. 

Jeunes ou vieux, nains ou géants, hommes ou femmes : le corps grotesque

Le corps en devenir, le corps ambigu, le corps difforme … La transgression grotesque, qui relativise et malmène les règles d’harmonie et de mesure traditionnellement admises, est propre au vocabulaire carnavalesque. Géants, grosses têtes, travestissements d’hommes en femmes, masques grimaçants illustrent cet aspect bien connu du carnaval

Du carnaval au carnavalesque : le grand charivari

La refondation de l’ordre social invite à redéfinir qui nous sommes mais aussi à faire place nette de toutes les dissensions, de toutes les fautes de l’année écoulée. Révéler les inconduites des uns ou des autres, critiquer la politique locale, régionale ou internationale,  mettre en scène les peurs contemporaines pour les exorciser : du procès pour rire des carnavals de village aux grands défilés de chars de Cologne et Viareggio, de la dérision à la manifestation contestataire, le langage carnavalesque est au service de la critique sociale et politique. A côté de la caricature des hommes politiques et de la dénonciation des scandales, petits et grands, la crise économique et financière est une source d’inspiration inépuisable, comme le montrent ici chars et costumes acquis dans des parades récentes.

Cette section entraîne le visiteur du carnaval au carnavalesque, un mode d’expression populaire qui prolonge la pratique du charivari, le langage spécifique de la contestation, et contamine d’autres types de fêtes urbaines, les manifestations d’étudiants et de syndicalistes, les stades ou la gay-pride.

Rêves d'ailleurs

Les carnavals du monde entier sont aujourd’hui une destination touristique. A la recherche d’émotions nouvelles, des Européens fréquentent les carnavals tropicaux et sud-américains et en adoptent les rythmes, les plumes et les paillettes ; des immigrants de ces pays les importent en Europe comme symbole de leur culture. Les costumes d’un jeune belge participant au carnaval de Rio et ceux des blondes sambista d’Helsinki illustrent ces aller-retour et la mondialisation du carnaval.

Plus précieux et secret, le carnaval de Venise fascine toujours et permet aussi de s’évader,  non dans l’espace mais dans l’histoire. L’association des Masqués vénitiens de France prête au Mucem à l’occasion de cette exposition des costumes que leurs membres réalisent pour vivre leurs rêves.

Après avoir traversé le bûcher du bonhomme carnaval, il est temps de revenir dans le monde à l’endroit.


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