• Pochette d’un des premiers 78 tours produits par le label levantin Baidaphone en 1907. Le disque présente Farjallah Baida (1880-1933), un chanteur libanais, qui interprète “Ya Ghazali Kayf Ani Abaadouk” (O Gazelle comment t’ont ils éloignée de moi), poème très populaire depuis le XIXe siècle, dans lequel il improvise en arabe littéraire. AMAR - Foundation for Arab Music Archiving & Research © AMAR
    Pochette d’un des premiers 78 tours produits par le label levantin Baidaphone en 1907. Le disque présente Farjallah Baida (1880-1933), un chanteur libanais, qui interprète “Ya Ghazali Kayf Ani Abaadouk” (O Gazelle comment t’ont ils éloignée de moi), poème très populaire depuis le XIXe siècle, dans lequel il improvise en arabe littéraire. AMAR - Foundation for Arab Music Archiving & Research © AMAR
  • Farajallah Baida (Liban) Ya Ghazali Kayfa Anni Ab'aduk / Ma gazelle comment t'ont-ils éloigné de moi 1907 Baidaphone, 78 tours AMAR – Fondation for Arab Music Archiving & Research, Beirut © AMAR
    Farajallah Baida (Liban) Ya Ghazali Kayfa Anni Ab'aduk / Ma gazelle comment t'ont-ils éloigné de moi 1907 Baidaphone, 78 tours AMAR – Fondation for Arab Music Archiving & Research, Beirut © AMAR
  • Portrait d’Oum Kaltoum (1989-1975) par Farouk Ibrahim Vers 1920 AMAR – Fondation for Arab Music Archiving & Research, Beirut © AMAR
    Portrait d’Oum Kaltoum (1989-1975) par Farouk Ibrahim Vers 1920 AMAR – Fondation for Arab Music Archiving & Research, Beirut © AMAR
  • Hudairi Abou Aziz (Irak) Zanneit ma Ahebbak / Je pensais ne pas t'aimer 1940 Chakmakchiphon, 78 tours AMAR – Fondation for Arab Music Archiving & Research, Beirut © AMAR
    Hudairi Abou Aziz (Irak) Zanneit ma Ahebbak / Je pensais ne pas t'aimer 1940 Chakmakchiphon, 78 tours AMAR – Fondation for Arab Music Archiving & Research, Beirut © AMAR

L’Orient sonore

Musiques oubliées, Musiques vivantes
Mucem, J4— niveau 2
| Du mercredi 22 juillet 2020 au lundi 4 janvier 2021

  • Plongez au milieu des voix et des instruments, de la musique et des images en mouvement !

À partir de la richesse exceptionnelle des collections de la Fondation Amar, l’exposition « L’Orient sonore » donne à voir et à entendre l’histoire des traditions musicales arabes menacées et de leur sauvegarde. Des maisons de disques d’hier aux vidéos d’aujourd’hui, elle nous mène à la redécouverte d’un patrimoine oublié. 

L’exposition s’intéresse d’abord à la première « sauvegarde » du patrimoine sonore arabe du début du XXe siècle à travers l’histoire de maisons de disques occidentales qui, à partir de 1903, date du premier enregistrement de musique arabe, avaient étendu leurs marchés au monde arabe avant d’être rapidement suivies par des sociétés levantines. On découvre ainsi une sélection de 60 disques rares (78 tours) couvrant une grande variété de genres musicaux. À partir de 1930, la forme de la musique arabe commence à changer radicalement et ces disques, avec la musique qu'ils transportent, tombent dans l'oubli. La numérisation entreprise par la Fondation Amar à partir de 2009 permet aujourd’hui de redécouvrir ces enregistrements.

L’exposition présente en outre, sous forme d’installations vidéo, douze traditions musicales orales menacées de disparition pour lesquelles un travail inédit de recherche, de documentation et de captation a été mené sur le terrain entre 2016 et 2019. De l’Irak à l’Afrique du Nord en passant par le Golfe, elles témoignent de la diversité des sons, des chants et de rythmes des musiques arabes, qu’elles soient profanes ou sacrées, d’origines populaire ou savante. Celles-ci sont aujourd’hui fragilisées du fait des guerres et des bouleversements politiques, de la persécution de minorités ethniques ou religieuses, ou encore de la mondialisation et de l’évolution des mœurs. 
L’exposition propose ainsi une réflexion sur la préservation d’un patrimoine culturel multiséculaire en péril et sur les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour la sauvegarde de cet héritage. La tradition musicale orale peut-elle être ainsi préservée de l’oubli ?

« L’Orient sonore » se présente tel un salon d’écoute et de regards. Plongé au milieu des voix et des instruments, de la musique et des images en mouvement, le public est invité à s’immerger dans un ailleurs musical sensuel et profond, afin de découvrir l’expérience vive des traditions musicales du monde arabe. 
 


—Commissariat : Kamal Kassar, commissaire général de l’exposition (Créateur de la fondation AMAR pour l’archivage et la recherche sur la musique arabe) et Fadi Yeni Turk, co-commissaire de l’exposition (Réalisateur et directeur de la photographie)
—Direction artistique : Pierre Giner

Avec le soutien de la fondation AFAC au Liban, Arab Fund for arts and culture
Fondation Afac au Liban
 

 


Informations pratiques


Entrée des expositions gratuite du 29 juin au 20 juillet 2020

 

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En partenariat avec Nova, Les Inrocks et France Médias Monde