• M. Mahdi. Hamed Hassanzada, Div, Istanbul, 2016 © M. Mahdi. Hamed Hassanzada, photo Guilda Chahverdi
    M. Mahdi. Hamed Hassanzada, Div, Istanbul, 2016 © M. Mahdi. Hamed Hassanzada, photo Guilda Chahverdi

Kharmora

L'Afghanistan au risque de l'art
Bâtiment Georges Henri Rivière (GHR)—Fort Saint-Jean (320 m²) | Du vendredi 15 novembre 2019 au dimanche 29 mars 2020

  • Avec le soutien de l'Institut français d'Afghanistan

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Depuis 2001, une nouvelle génération d’artistes a vu le jour en Afghanistan, après 20 ans de guerres et un gouvernement taliban hostile aux formes artistiques et aux pratiques culturelles. Mais le contexte de paix retrouvée a vite basculé dans celui d’une nouvelle guerre entre le gouvernement afghan, les forces de la coalition internationale et les talibans. Des attentats en série ont fragilisé le pays, ciblant les villes et imposant une sécurisation des lieux publics de plus en plus sévère jusqu’à l’attaque suicide survenue le 11 décembre 2014 dans la salle de spectacle de l’Institut français d’Afghanistan à Kaboul. Fragilisée par ces enjeux sécuritaires, la
scène culturelle et artistique locale n’a pas disparu pour autant. Les artistes ne se sont pas tus, inventant de puissantes réponses formelles et le public n'a pas non plus déserté les lieux, prenant des risques parfois vitaux.

L’exposition vise à interroger les effets de cette problématique dans la création, la diffusion et la réception de l’art et de la culture, en Afghanistan et ailleurs. Elle déplace ainsi des questions qui touchent particulièrement les pays méditerranéens fragilisés par des attentats qui ont ciblé des lieux de culture et de patrimoine et qui menacent en
sourdine l’ensemble de la création. Centrée sur l’actualité et partant du paradigme afghan, cette exposition sera accompagnée de journées d’études et d’une programmation artistique (cinéma, théâtre et musique).

L’originalité de cette exposition est de donner à voir cette création contemporaine, loin des idées reçues et des attentes romantiques souvent portées en Occident à l’encontre de l’Afghanistan. Elle se focalise sur l’étrange et complexe dialogue qui se noue entre des artistes avec la situation d’insécurité et les réponses très variées
qu’ils lui apportent.


L’exposition présente une soixantaine d’oeuvres d’artistes contemporains : photographies, peintures, objets d’art, vidéos, installations, calligraphies. Cette sélection présente les oeuvres les plus originales et les plus représentatives de cette génération en rendant compte de la variété des supports et des formes qu’ils explorent pour exprimer l’horreur des attentats et d’une mort omniprésente dans un espace urbain devenu hostile à ses habitants
et pour témoigner, non sans humour, des croyances dans une sécurité promise et jamais atteinte et des désillusions amères qu’elle provoque.


—Commissariat : Guilda Chahverdi, coordinatrice de projets culturels et artistiques, directrice de l’Institut français
d’Afghanistan (2010-2013)
Agnès Devictor, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, chercheuse à l'HICSA (Histoire culturelle et sociale de l'art)

Avec le soutien de l'Institut français d'Afghanistan