• Pochette d’un des premiers 78 tours produits par le label levantin Baidaphone en 1907. Le disque présente Farjallah Baida (1880-1933), un chanteur libanais, qui interprète “Ya Ghazali Kayf Ani Abaadouk” (O Gazelle comment t’ont ils éloignée de moi), poème très populaire depuis le XIXe siècle, dans lequel il improvise en arabe littéraire. AMAR - Foundation for Arab Music Archiving & Research © AMAR
    Pochette d’un des premiers 78 tours produits par le label levantin Baidaphone en 1907. Le disque présente Farjallah Baida (1880-1933), un chanteur libanais, qui interprète “Ya Ghazali Kayf Ani Abaadouk” (O Gazelle comment t’ont ils éloignée de moi), poème très populaire depuis le XIXe siècle, dans lequel il improvise en arabe littéraire. AMAR - Foundation for Arab Music Archiving & Research © AMAR

L’Orient sonore

Musiques oubliées, Musiques vivantes
Mucem, J4— niveau 2
| Du mercredi 22 juillet 2020 au lundi 4 janvier 2021

  • À partir de la richesse exceptionnelle des collections de la Fondation AMAR, l’exposition « L’Orient sonore » donne à voir—et à entendre—l’histoire des traditions musicales arabes menacées et de leur sauvegarde.

À partir de la richesse exceptionnelle des collections de la Fondation AMAR, l’exposition « L’Orient sonore » donne à voir—et à entendre—l’histoire des traditions musicales arabes menacées et de leur sauvegarde.

 


Maisons de disques d’hier : premier récit de sauvetage


La première partie de l’exposition présente la première « sauvegarde » du patrimoine sonore arabe du début du XXe siècle au travers de la découverte de maisons de disques occidentales qui, à partir de 1903, date du premier enregistrement de musique arabe, avaient étendu leurs marchés au monde arabe, rapidement suivies par des sociétés levantines. On y découvrira une sélection de 60 disques rares (78 tours) couvrant une grande variété de genres musicaux. À partir de 1930, la forme de la musique arabe commence à changer radicalement et ces disques, avec la musique qu’ils transportent, tombent dans l’oubli. La numérisation entreprise par la Fondation Amar à partir de 2009 permet aujourd’hui de redécouvrir ces enregistrements.


Vidéos d’aujourd’hui : deuxième récit de sauvetage


La deuxième partie de l’exposition présente, sous forme d’installations vidéo, douze traditions musicales orales menacées de disparition, pour lesquelles un travail inédit de recherche, de documentation et de captation a été mené sur le terrain entre 2016 et 2019.
De l’Irak à l’Afrique du Nord, en passant par le Golfe, ce sont autant de traditions musicales qui témoignent de la diversité des sons, des chants et de rythmes des musiques arabes, qu’elles soient profanes ou sacrées, d’origines populaires ou savantes.


L’exposition « L’Orient sonore » interroge ces musiques de tradition orale menacées du fait des guerres et des bouleversements politiques, de la persécution de minorités ethniques ou religieuses, ou du fait de la mondialisation et de l’évolution des mœurs. Soulevant par là-même, une réflexion sur la préservation d’un patrimoine culturel multiséculaire mis en péril et sur le rôle que les nouvelles technologies offrent pour préserver cet héritage.

L’exposition se présentera tel un salon d’écoute et de regards : « Plongé au milieu des voix et des instruments, de la musique et des images en mouvement, chacun s’immergera dans un ailleurs musical sensuel et profond, pour découvrir l’expérience vive des traditions musicales du monde arabe. »
Pierre Giner


Des événements culturels alimentent cette proposition : concerts, conférences, débats et projections.
Une publication, complémentaire à l’exposition, sera proposée avec des regards croisés sur la diversité des musiques arabes, leur évolution et l’état actuel de leurs existences.


—Commissariat : Kamal Kassar (Amar foundation), commissaire général et Fadi Yeni Turk, réalisateur des films
—Direction artistique : Pierre Giner

 


Informations pratiques


Entrée des expositions gratuite du 29 juin au 21 juillet 2020