Livre - L'oeil et l'archive

709 PAS

Description

Livre

La Découverte

Passini Michela

Presentation materielle : 1 vol. (342 p.)

Dimensions : 24 cm

einrich Wölfflin, Alois Riegl, Aby Warburg, Henri Focillon, Erwin Panofsky, Roberto Longhi, Linda Nochlin, Michael Baxandall et bien d’autres… Autant de noms qui, de la fin du XIXeà la fin du XXe siècle, ont participé à la construction de l’histoire de l’art. Les notions, méthodes, savoirs et savoir-faire qu’ils ont élaborés ont fabriqué le rapport réflexif que nous continuons aujourd’hui d’entretenir avec le plus omniprésent des matériaux symboliques de nos sociétés : l’image. Cet ouvrage, à la fois érudit et très accessible, offre un panorama de tout premier plan pour quiconque voudrait se familiariser avec les grandes figures et les grands concepts de la théorie visuelle, en même temps qu’une synthèse pionnière montrant comment l’histoire de l’art s’est constituée en discipline, avec ses institutions propres, ses plateformes d’échange (revues, congrès, expositions, etc.) et ses dispositifs de contrôle de la production scientifique. Il montre aussi comment, tout au long du XXe siècle, cette histoire fut celle de l’affrontement entre deux conceptions rivales quant à leurs objectifs et leurs enjeux. Selon la première, l’œuvre d’art, pour être comprise, se suffi t à elle-même et suffi t à son interprète, dont la fonction consiste en une analyse avant tout visuelle ; pour la seconde, elle est un objet culturel complexe, dont il s’agit de reconstituer les dimensions sociales, politiques et intellectuelles. Avec ce livre aussi documenté qu’ambitieux, Michela Passini propose, pour la première fois en français, une histoire transnationale de l’histoire de l’art. Une somme indispensable pour comprendre les origines de notre rapport présent aux œuvres d’art.

INTRODUCTION, p. 5 PREMIÈRE PARTIE: LE TEMPS DE L’INSTITUTIONNALISATION (1870-1920) INTRODUCTION. L’ÉLABORATION TRANSNATIONALE D’UNE HISTOIRE DE L’ART. LIEUX, OUTILS ET PRATIQUES D’UNE DISCIPLINE EN FORMATION, p. 13 Les structures de l’histoire de l’art professionnelle, p. 14 Des pratiques, des lieux et des outils spécifiques, p. 20 Circulation de modèles et compétition internationale, p. 24 L’histoire de l’art et l’élaboration des identités nationales, p. 27 1. LA TRADITION DU CONNOISSEURSHIP, p. 33 La « méthode expérimentale » de Giovanni Morelli, p. 35 Formes de la controverse et pratiques de l’histoire de l’art : autour de Raphaël, p. 41 Du connoisseurship à la psychologie de la vision : Bernard Berenson, p. 48 2. ART, CIVILISATION, SOCIÉTÉ. VERS UNE HISTOIRE « SOCIALE » DE L’ART ?, p. 56 L’histoire de l’art comme histoire des civilisations. Le front franco-allemand de la Kulturgeschichte, p. 61 Iconographie et « iconologie » : connecter l’art, la civilisation, la société, p. 66 En France : histoire de l’art, histoire, sociologie, p. 76 3. VIENNE 1900. NOUVEAU TERRITOIRES, NOUVEAUX OBJETS DE L’HISTOIRE DE L’ART, p. 82 Faire de l’histoire de l’art une science rigoureuse : l’essor d’une tradition savante, p. 87 Alois Riegl : vers une nouvelle science des formes, p. 93 Le baroque et l’élaboration d’une histoire des formes, p. 101 DEUXIÈME PARTIE: OUTILS ET TERRAINS D’UNE DISCIPLINE HISTORIQUE (1920-1940) INTRODUCTION. L’ENTRE-DEUX-GUERRES DES HISTORIEN-NE-S DE L’ART. LIEUX, TRAJECTOIRES ET PROFILS, p. 111 L’entrée en scène des historiennes de l’art, p. 114 Migrations et exils, p. 116 Une nouvelle géographie de la discipline : le monde anglophone, p. 118 4. LA NÉBULEUSE FORMALISTE. HISTOIRE DE LA VISION ET THEORIE DU STYLE, p. 122 Heinrich Wölfflin : l’évolution du style et ses conditions de possibilité, p. 125 Autonomie des formes et présence de l’histoire chez Henri Focillon, p. 135 Une racine du formalisme à la française : la traduction des Italian Painters de Bernard Berenson (1926), p. 142 5. GÉOGRAPHIES DE L’ART : APPROCHES SPATIALES ET ENJEUX IDÉOLOGIQUES, p. 151 Penser le national : les « caractères artistiques » selon Heinrich Wölfflin, p. 155 La Kunstgeographie au XIIIe international d’histoire de l’art (Stockholm, 1933), p. 161 L’expansion de l’art français : paradigme diffusionniste et vision essentialiste de la nationalité dans l’historiographie française de l’entre-deux-guerres, p. 170 6. HISTOIRES SOCIALES DE L’ART, p. 177 Vers une histoire totale des images : Warburg et son Institut, p. 180 Par-delà Warburg : approches de l’histoire sociale des arts, p. 189 Meyer Schapiro et la recherche sur le Moyen-âge, p. 199 TROISIÈME PARTIE: NOUVEAUX EQUILIBRES (1940-1970) INTRODUCTION. TRANSLATIO IMPERII ? GÉOPOLITIQUE DE LA NOUVELLE HISTOIRE DE L’ART, p. 211 Cartographie d’un transfert, p. 213 Nouvelles pratiques au musée, p. 215 Révolution, p. 217 7. L’ICONOLOGIE : ORIGINES ET ÉVOLUTIONS D’UNE SCIENCE DE LA CULTURE, p. 221 Le cercle de Warburg : terrains, pratiques et méthodes d’une historiographie de la transmission, p. 224 Itinéraire d'Erwin Panofsky, p. 230 Iconographie et iconologie en 1932, 1939 et 1955. Trajectoire d’une science en devenir, p. 238 8. PARIS, LONDRES ET ROME. TROIS SCÈNES DE L’HISTOIRE DE L’ART DANS LES ANNÉES 1950, p. 246 Paris : quelle histoire culturelle (de l’art) ?, p. 248 Londres : Hegel, Marx et l’écriture de l’histoire, p. 257 Rome : les droits de l’œil, p. 265 9. NOUVELLES HISTOIRES DE L’ART, p. 272 Penser la société, p. 273 Penser le genre, p. 277 Penser l’écriture de l’histoire, p. 280 CONCLUSION, p. 285 BIBLIOGRAPHIE, p. 291

Bibliogr. p. [291]-337. Notes bibliogr.