Livre - Une dette à l'égard de la culture grecque

185 KLE

Description

Livre

L'Harmattan

Kleltz-Drapeau Françoise 1956 - ...

Presentation materielle : 115 p.

Dimensions : 22 cm

Aristote est à la mode : en éthique médicale ou en économie par exemple, nombreux sont ceux qui s'en réclament, à plus ou moins juste titre. Une telle vogue a de quoi étonner : qu'apprend-elle, sur Aristote d'une part, sur notre époque d'autre part ? Pour cette double interrogation, la notion de juste mesure est un fil conducteur puisqu'elle illustre l'ambiguïté d'une curieuse dette à l'égard de la culture grecque : Aristote hérite d'un "lieu commun" l'éloge du juste milieu et, à partir de ce qui pourrait passer pour une banalité célébrant un centrisme tiède, il élabore une notion philosophique. Or, notre temps a un point commun avec les Grecs : si nous admirons tant la mesure, c'est que nous sommes fascinés par la démesure. Ainsi, en recherchant dans la littérature et l'art grecs le passé pré-philosophique de la notion, en analysant quelques œuvres où s'illustre cette étonnante juste mesure, on comprend mieux pourquoi notre siècle est obnubilé par le désir de tout mesurer, de tout évaluer. En se tenant à juste distance d'Aristote, ni trop près ni trop loin, en cherchant un juste ton entre la vulgarisation et l'érudition, ce bref essai repart des œuvres et donne quelques éléments pour "mesurer" l'intérêt d'Aristote aujourd'hui

Bibliogr. p. 107-111