• Ghada Amer, , Self-Portrait in Black and White [Autoportrait en noir et blanc], 2020. Peinture acrylique, broderie et gel médium sur toile, 127 X 121,92 cm © Ghada Amer ; photo : Lepkowski Studios Berlin
    Ghada Amer, , Self-Portrait in Black and White [Autoportrait en noir et blanc], 2020. Peinture acrylique, broderie et gel médium sur toile, 127 X 121,92 cm © Ghada Amer ; photo : Lepkowski Studios Berlin

Ghada Amer


Mucem, fort Saint-Jean— Bâtiment Georges Henri Rivière
| Du vendredi 2 décembre 2022 au dimanche 16 avril 2023

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L’exposition Ghada Amer est la première rétrospective de l’artiste en France. Née au Caire en 1963, Ghada Amer emménage à Nice en 1974 avec ses parents. Quelques dix ans plus tard, elle s’y forme à la Villa Arson, avant de rejoindre l’Institut des hautes études en arts plastiques à Paris. Révoltée par la difficulté de s’affirmer comme peintre dans les années 1980, et a fortiori comme femme peintre, Ghada Amer élabore une œuvre de toiles et d’installations brodées ainsi que de sculptures et de jardins, à travers lesquels la peinture s’affirme progressivement. En 1999, elle est invitée par Harald Szeemann à exposer à la Biennale de Venise, où elle reçoit le prix UNESCO. Depuis 1996, elle vit et travaille à New York.

Dans trois lieux marseillais, la rétrospective réunit les différents modes d’expression plastique de l’artiste franco-égyptienne, depuis ses débuts jusqu’à ses créations les plus récentes.

—Commissaires :
Hélia Paukner, conservatrice responsable du pôle Art contemporain, Mucem
Philippe Dagen, historien de l’art des XXe et XXIe siècles, professeur à l’Université
Paris 1 Panthéon-Sorbonne, critique pour le quotidien Le Monde et commissaire indépendant.

 

Au Mucem (fort Saint-Jean) : Ghada Amer. Orient  الشرق الغرب – Occident

Au fort Saint-Jean (dans le bâtiment Georges Henri Rivière), le parcours transculturel et international de l’artiste sera mis en lumière. L’Orient, sa perception par l’Occident, la traductibilité d’une culture dans une autre, la religion, la condition féminine, l’actualité : autant de thèmes dont Ghada Amer livre une vision personnelle, engagée et nuancée, s’affirmant comme une des grandes voix des débats actuels sur les enjeux post coloniaux de la création.
En regard, une sculpture-jardin sera créée en extérieur, au fort Saint-Jean.

Au FRAC Paca : Ghada Amer. Witches and Bitches.

La question de la femme transcende pour Ghada Amer celle de l’appartenance culturelle ou religieuse. Résolument féministe, elle s’est emparée en peintre du médium traditionnellement féminin de la broderie.  Entre hommage et revendication, ses toiles entrent en dialogue avec les maîtres d’une histoire de l’art trop longtemps dominée par les hommes. Au-delà, elles se développent sous le signe d’une puissance créatrice jubilatoire et d’un intérêt nouveau pour le portrait. 

À la chapelle de la Vieille Charité : Ghada Amer. Sculpteure

Par de passionnants transferts d’une technique à l’autre, les expérimentations picturales de Ghada Amer investissent le champ de la sculpture — à travers installations et sculptures paysagères, mais aussi à travers des œuvres en céramique et en bronze récemment poussées dans le sens de la monumentalité.