Durant la fermeture du Mucem,

la programmation se poursuit en ligne et les Jardins du fort Saint-Jean restent ouverts au public de 9h à 18h 7jours/7
autour d'une installation de l'artiste Yohanne Lamoulère.
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Pourquoi trouve-t-on un ballon de foot de l’OM dans les collections?

« En ce qui concerne le sport, le Mucem conserve principalement des témoins de ce que nous pourrions appeler des « pré-sports », c’est-à-dire des jeux traditionnels comme la soule, qui peut être considérée comme un des ancêtres du football et du rugby.
Nous conservons par exemple des objets et des documents liés aux joutes nautiques, au tir à l’arc et à la lutte bretonne. Cette thématique s’ouvre au contemporain avec un fonds acquis en 1998, relatif à la campagne de communication organisée par la FIFA lors de la coupe du monde de football France 98.

On peut également mentionner l’enquête-collecte menée sur les sports de glisse dans les années 2000 qui a permis l’acquisition d’objets liés au surf et surtout au skateboard, que ce soit du point de vue de la pratique de rue que de la pratique en compétition. Ce travail a notamment permis l’acquisition des archives du skateboard et de son développement en France dans les années 1970-1980.

De ce fait, aujourd’hui, on retrouve notamment dans les réserves du musée, au Centre de Conservation et de Ressources situé à la belle-de-mai, des longboard, des médailles et récompenses sportives, et même une planche de Tony Hawk !

Aujourd’hui, la politique d’acquisition de l’établissement se tourne de nouveau en direction du sport le plus populaire de la méditerranée : le football.
Grâce à un programme d’enquêtes-collectes mené sur le thème Football & identités et des acquisitions sur le marché de l’art ou auprès de collectionneurs, le Mucem est en train de constituer un vrai patrimoine relatif à la culture populaire qui accompagne le football en méditerranée.

Nous sommes d’ailleurs toujours à la recherche d’objets, de supporters ou de footballeurs professionnels. Ce qui nous intéresse, ce sont les histoires personnelles qui existent derrière les objets du monde du football : à travers des écharpes, ballons, photographies, maillots, articles de presse, c’est en fait le sens que les gens y investissent que nous considérons comme patrimonial. »

Florent Molle, conservateur du patrimoine au Mucem, responsable du pôle Sport et Santé