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La tendre indifférence du monde

Séances de rattrapage

Cinéma

D’Adikhan Yerzhanov (Kazakhstan / France, 2018, 1h40), fiction – VOSTfr
 
La belle Saltanat et son chevalier servant Kuandyk sont amis depuis l’enfance. Criblée de dettes, la famille de Saltanat l’envoie dans la grande ville où elle est promise à un riche mariage. Escortée par Kuandyk qui veille sur elle, Saltanat quitte son village pour l’inconnu. Les deux jeunes gens se trouvent entraînés malgré eux dans une suite d’événements cruels…
 
Oscillant entre le tragique et le burlesque, ce film-poème d’une grande beauté formelle montre l’éclosion d’un amour pur au sein d’une société corrompue.
 
Sélection Un certain regard au Festival de Cannes 2018.
 
« Au Kazakhstan aujourd’hui, nous revenons vers un système féodal. Comme nous n’avons rien connu entre le système féodal et le socialisme, après la chute du socialisme, ces réflexes féodaux reviennent extrêmement vite. La soumission devant ses supérieurs, la monarchie absolue, tout ça est revenu. Et tout fonctionne par clans, à travers les liens familiaux. Il faut avoir quelqu’un de riche, quelqu’un de haut placé dans sa famille, pour s’en sortir. Je ne crois pas à un système vertical qui ferait les choses mal (…), mais chez nous le mal passe par la famille, considérée pourtant comme sacrée. Je suis convaincu que c’est le sentiment de devoir familial qui prive les gens de liberté. La famille est une prison. »
Adikhan Yerzhanov

Lieu Mucem, J4 Auditorium

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