Giono , portrait de Jean Giono par Irving Penn, Manosque, 1957, Irving Penn © Conde Nast

Giono , portrait de Jean Giono par Irving Penn, Manosque, 1957, Irving Penn © Conde Nast

Giono, entre les lignes

Autour de l'exposition « Giono »

Jean Giono est l’incarnation de la figure de l’écrivain au XXe siècle. Ses romans et récits, leurs adaptations au cinéma, son appartenance à l’Académie Goncourt ont fait de lui l’auteur patrimonial par excellence. Souvent portraituré en patriarche de la littérature française, lu et admiré, édité en Pléiade à peine un an après sa mort et enseigné du collège à l’université, il est aujourd’hui assigné à une postérité sans heurts, précipité de grandeur stylistique et de douceur provençale.

Entre cette image d’Épinal et l’œuvre de Giono, il y a pourtant un fossé gigantesque. C’est ce que montre l’exposition actuellement présentée au Mucem qui, battant en brèche les a priori qui collent à l’écrivain, rend à la figure et à l’œuvre de Giono toute sa chair et sa part d’obscurité.

Du 5 au 8 décembre 2019, le Mucem propose d’explorer encore plus en profondeur le parcours, la personnalité et les écrits de Jean Giono, à travers quatre grandes soirées mêlant tables rondes (avec écrivains et auteurs se réclamant de son « héritage », tels Emmanuelle Lambert, René Frégni, et Emmanuelle Pagano), lectures par des comédiens (avec Anne Alvaro et Féodor Atkine) et spectacles.

Chaque soirée s’intéressera à une thématique particulière, permettant d’aborder l’œuvre de Giono à partir d’un angle de lecture spécifique : le style, le pacifisme, la Provence et la nature ambivalente, le désir, la sexualité et l’amour. Il sera enfin possible de réentendre la parole et la voix de l’écrivain lors d’un grand entretien avec Jean Giono lui-même… rejoué par un comédien !