BORDER © Metropolitan

Border

Séances de rattrapage

Cinéma

D’Ali Abbasi (Suède / Danemark, 2018, 1h41), fiction – VOSTfr
 
Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C'est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d’apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l’épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui…
 
À la fois thriller, comédie romantique et conte fantastique, Border est une œuvre hors norme, aussi étrange que fascinante.
 
Prix Un certain regard au Festival de Cannes 2018.
 
« Aujourd’hui, le cinéma de genre est sans doute le “marché” qu’il est le plus facile de conquérir si on a envie d’évoluer dans des univers parallèles : c’est un “permis de bizarrerie” – l’autorisation de ne pas suivre les règles. Le film de genre peut revêtir des formes très différentes : le western, la science-fiction, ou que sais-je encore… On peut s’extraire des exigences du monde réel et des codes habituels de la narration dramaturgique. Je n’aime pas trop jouer le metteur en scène engagé, qui parle courageusement des problèmes de notre société (…). Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se passe sous la surface des choses – tout ce qui peut affecter les gens sans qu’ils en soupçonnent l’existence. Les films de genre sont également connus pour être de bons divertissements, et j’aime l’idée que les gens cessent d’être sur le qui-vive et se détendent. C’est à ce moment-là que parler de politique d’une façon subtile, plus souterraine, devient véritablement intéressant. »
Ali Abbasi

Lieu Mucem, J4 Auditorium

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