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Le Noir et le Bleu. Un rêve méditerranéen... - PRESSE

Le Noir et le Bleu. Un rêve méditerranéen...

Niveau 2 – 1 500 m²

Dates : Du 7 juin 2013 jusqu’au 6 janvier 2014 – Exposition temporaire

Commissaire général : Thierry Fabre

Commissaire associée : Anissa Bouayed

Scénographie : Atelier Maciej Fiszer

 

Coproduction : MuCEM, Marseille-Provence 2013, Rmn-Grand Palais

Avec le soutien de Louis Vuitton, partenaire du MuCEM et EDF, partenaire officiel de MP2013

En partenariat avec : France Info + France Bleu Provence + France 3 + RFI + Radio Monte Carlo Doulaliya

 


 

Note d’intention

 

Le Noir et le Bleu, ce qui fait civilisation et ce qui la nie, les lumières et leurs ombres. Le rêve méditerranéen évoque volontiers une dimension solaire, ce grand éclat de midi et ce gai savoir que Nietzsche découvre avec une joie rédemptrice, mais il est aussi, dans le même temps, une autre face qu’il s’agit de rendre visible. Ce bloc d’abîme, ce pur négatif que Goya en peintre visionnaire a su discerner avec éclat... Toute la subtilité du parcours est dans cette tension faite de noir et de bleu.

 

« Bleu, ceci est la couleur de mes rêves… » L’idée de cette exposition et son titre sont nés d’un tableau : le Bleu II de Miro où le bleu n’est plus simple couleur mais matière infinie qui nous ouvre à une forme d’intensité et de mystère. En écho à la matière picturale de Miro, un fragment de Wajdi Mouawwad, extrait de la pièce Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face, introduit le noir dans l’exposition comme face cachée et indissociable du bleu. Les deux couleurs sont en tension, vibrent l’une par l’autre et se répondent.

 

De la même manière, cette exposition inaugurale d’un musée de civilisations questionne l’envers et l’endroit de ce mot, de cette notion de « civilisation » née avec les Lumières. Son parcours suit le fil du temps depuis le XVIIIème siècle jusqu’à aujourd’hui, sans être pour autant prisonnier d’un ordre chronologique. Il est une invitation au voyage dans les imaginaires et les représentations de la Méditerranée, en douze moments qui résultent d’un choix parmi bien d’autres configurations possibles. Cette exposition, qui vise à faire partager au grand public « un rêve méditerranéen », est un récit et un voyage. Un récit, c’est-à-dire un lieu où l’on nous raconte des histoires, et nombreuses sont celles qui tissent les songes des méditerranéens et de tous ceux que cette mer attire et fascine. On y croisera ainsi les figures des « porteurs de rêve », tels que Bonaparte et Volney, Abdel Kader, Tahtawi ou les saint-simoniens, Elisée Reclus, lord Byron ou Winckelman, Cavafy, Taha Hussein ou Garcia Lorca... les œuvres de Goya, Le Gray, Coste, Courbet, Maillol, Picasso, Masson, Pistoletto, etc.

 

Un voyage à travers des nappes de temps qui rythment en douze moments le parcours de l’exposition. Depuis le XVIIIe siècle, prélude aux ambitions de Bonaparte en Égypte, jusqu’aux rêves d’aujourd’hui et de demain.

 

Des récits et des voyages, vus des deux côtés du miroir, c’est là une des singularités de cette exposition. Le rêve méditerranéen a en effet longtemps été un rêve unilatéral, celui d’artistes, de conquérants et de voyageurs venus d’une seule rive, européenne, qui s’accomplit à travers un projet de civilisation. Mais quels furent, dans le même temps, le ou les rêves de l’autre rive ?

Renverser les regards, passer de l’autre côté du miroir, saisir d’autres récits et d’autres histoires, voilà une approche nouvelle pour concevoir cette exposition. L’exposition associe à la fois des œuvres singulières, peintures, photographies, sculptures en provenance des plus grands musées du monde et des documents originaux, manuscrits et livres rares, revues, affiches et journaux, sans oublier des images d’archives souvent inédites issues de fonds d’archives peu connus du grand public, de films documentaire et de fiction, dans un parcours fait de récits qui révèlent la diversité des représentations de la Méditerranée.

 


 

Parcours de l’exposition par Thierry Fabre

 

Après l’ouverture Goya-Miro faite de noir et de bleu, le premier moment de l’exposition est une invitation à faire « Un tour de la Méditerranée au XVIIIème siècle ». On y trouve une évocation du port de Marseille par Joseph Vernet, une évocation de l’empire ottoman peinte par Joseph Casanova et une affirmation de l’esthétique de la ruine à travers des représentations de Naples et du Vésuve.

 

Le deuxième moment, « Conquête et civilisation » est plus frontal. De la conquête de l’Egypte par Bonaparte à l’avènement d’un premier rêve Méditerranéen par les Saint-Simoniens, chaque représentation d’un pan historique est contrebalancée par un regard renversé datant de la même époque. « L’invention scientifique de la Méditerranée » est également évoquée dans le parcours de l’exposition à travers la botanique, le climat ou l’idée même de civilisation selon Elisée Reclus. La conquête de l’Algérie est montrée dans sa brutalité à travers le regard d’Abdel Kader.

 

Le troisième moment de l’exposition se construit autour d’une autre figure du rêve méditerranéen : « Antiques ». C’est au travers du prisme du mythe de la « Grèce blanche » tel que façonné par Winckelman que l’exposition a choisi de faire partager le goût de l’antique, à partir notamment d’une statue exemplaire de Thorvalsen. La Grèce blanche témoigne d’un refus de voir la polychromie dans la statuaire grecque, au nom d’un ordre blanc symbole d’une Grèce pure qui a inspiré des idéologies totalitaires.

 

Le quatrième moment du parcours évoque la « Villégiature », partant du moment où la mer est progressivement apprivoisée. Elle éveille désir et curiosité et devient une destination privilégiée des premiers voyageurs.

 

Le temps de la villégiature annonce le temps des échanges et du cosmopolitisme. Le cinquième moment de l’exposition commence par une évocation et par une traversée du Canal de Suez, annonçant les diverses formes du cosmopolitisme méditerranéen qui se développe principalement dans trois villes : Istanbul, Alexandrie et Beyrouth. Multiplicité des langues, brassage de certaines catégories de la population et « cosmopolitisme par le bas » sont montrés et révélés par un certain nombre de documents exclusifs.

 

Le sixième moment par d’une interrogation : « Un rêve partagé ? ». La Méditerranée de Maillol, plantureuse et sculpturale, est comme le symbole de ce moment. Evocation heureuse et possible d’un monde commun, d’un appel à « méditerranéiser » la culture et la pensée que Nietszche, Valéry et Taha Hussein vont, chacun à leur façon, tenter d’exprimer à travers la figure de Carmen, du Cimetière Marin, ou d’une Prière sur l’Acropole. Une forme de syncrétisme méditerranéen voit alors le jour mirage d’un possible alliage des cultures dont Al Andalous est l’emblème. Mais le tragique qu’annonce le Minotaure, à travers des œuvres de Masson, de Picasso et de Miro, alors que la guerre civile éclate en Espagne, témoigne de la fragilité de ce monde et de ce rêve.

 

« Domination et affirmation », septième moment de l’exposition propose une fois encore de renverser le regard. Le « péan colonial » des années trente et son emprise symbolique latine ou chrétienne, suscite de profondes secousses qui réveillent les appartenances des sociétés alors dominées, notamment arabes et musulmanes. Le temps est à l’affirmation nationale, qui va percuter et bientôt fracasser le rêve méditerranéen.

 

Le huitième moment de l’exposition, « Une Méditerranée fracassée et réinventée » nous fait d’abord entrer dans un monde de destruction et d’exil. Entre guerres nationales, guerres civiles, occupations et libérations, le Noir et le Bleu sont à l’œuvre quand la détresse des uns n’est que le revers de la joie des autres. L’ensemble méditerranéen se fragmente et le rêve n’a plus cours. Il va toutefois renaître, réinventé par le monde du savoir, par les artistes et par les poètes. De Jean Cénac à Baya, de René Char à Jean-Nicolas de Staël, d’Adonis à Shafic Aboud, en passant par Tapiès, Mahmoud Darwich ou Rachid Koraïchi, le rêve méditerranéen est réinventé.

 

Ce rêve se métamorphose avec la civilisation des loisirs. « Bleu tourisme/ Noir mafia », neuvième moment de l’exposition, maintient ce principe de polarité et d’ambivalence. L’influence du tourisme de masse transforme en profondeur les paysages et fait apparaître un rêve nouveau que des photographes tels que Carlo Ghirri et Massimo Vitali, ou un peintre comme Malcom Moreley savent rendre visible. Ce n’est pas sans compter sur l’envers du décor, symbolisé par la légende noire de la Mafia, mondialisée par le Parrain de Francis Ford Coppola.

 

« La Méditerranée des années noires » est le dixième moment de l’exposition. A travers Beyrouth, Alger, Jérusalem et Sarajevo, et à travers le regard d’artistes contemporain (Gabriel Basilico, Amar Bouras, Annie Leibovitz, Michal Heiman, et Larissa Sansour), l’exposition invite, dans le sillage de Goya, à regarder « ce qui, en l’homme, aspire à le détruire ».

 

« Traversées » est le onzième moment de l’exposition. A travers le regard de deux artistes contemporains, Yto Berrada et Zinedine Bessaï, le désir de traversées surgit et nous interroge sur la Méditerranée du XXIème siècle entre continent liquide et barrière infranchissable.

 

« Une salve d’avenir… » est le douzième et dernier moment de l’exposition. « A chaque effondrement des preuves, le poète répond par une salve d’avenir » écrivait René Char dans Fureur et Mystère. Michelangelo Pistoletto nous y convie, à travers sa table en miroir de la Méditerranée qui renoue avec l’utopie concrète d’un possible monde commun.

 

Le parcours s’achève sur des images d’archives témoignant de cette « salve d’avenir » que les peuples méditerranéens à Tunis, au Caire, à Madrid, à Tripoli, à Athènes et bientôt à Damas ont su tirer pour changer le cours de l’histoire dans une « obstination à rêver » toujours renouvelée.

 


 

La scénographie de Maciej Fiszer

 

La scénographie, réalisée par l’atelier Maciej Fiszer, s’organise autour d’un axe central, la rue, un bras de mer, un estuaire, telle une « ligne de temps » dessinant une perspective ouverte aboutissant sur un grand miroir. Elle permet au visiteur de découvrir de façon dynamique par des effets de ricochet, les différentes thématiques de l’exposition et offre une grande liberté de déambulation.

 

Dès l’entrée les gravures des désastres de la guerre de Francisco de Goya répondent au texte de Wajdi Mouawad et au magnifique tableau bleu de Joan Miro. Plus loin les « regards renversés », points clefs de l’exposition, sont des lieux de respiration avec un dispositif d’écoute particulier.

 

Le langage scénographique général reste sobre mais l’organisation spatiale est conçue dans un principe de fragmentation, faisant écho à une narration qui n'obéit pas à un strict découpage chronologique, mais plutôt à celui de « nappes de temps ».

 

Ce principe crée une relation particulière avec l’architecture du bâtiment, il prolonge les points de vue avec les transparences sur les passerelles et les vues extérieures.

 

La rue s’élargie de plus en plus, la seconde salle de l’exposition construite toujours dans l’idée de fluidité et du croisement des regards s’articule autour d’œuvres plus contemporaines.

 


 

Sélection d’œuvres présentées

 

Les Désastres de la guerre et Les Caprices, Goya, gravures, 1806-1807, Ville de Castres, Musée Goya, Musée d’art hispanique

Bleu II, Miro, huile sur toile, 1961, Centre Pompidou, Paris (Musée national d’art moderne/Centre de création et d’industrie)

 

Section 1 : Un tour de la Méditerranée au XVIIIe

L’entrée du port de Marseille, Joseph Vernet, huile sur toile, 1754, Musée du Louvre, Paris

 

Section 2 : Conquête et civilisation

Bonaparte à la grande mosquée du Caire, Henri Léopold Lévy, huile sur toile, 1875, Musée des Beaux-Arts de Mulhouse, Collection Société industrielle de Mulhouse

Description de l’Egypte, 1822, Paris : imprimerie Royale, L’Alcazar, Bibliothèque de Marseille à Vocation Régionale

Débarquement à Sidi Ferruch, Attribué à Jean Antoine Théodore  de Gudin, huile sur toile, 19e siècle, Archives nationales d’outre-mer, Aix-en-Provence

Smala d’Abd el-Kader, 1843, reproduction et agrandissement à partir du Plan figuratif de la composition et de l’installation de la Smala d’Abd el-Kader d’Adrien Berbrugger, Archives nationales d’outre-mer, Aix-en-Provence

Prosper Enfantin en costume oriental, Aglaé de Saint-Hilaire, huile sur toile, 19e siècle , Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque de l’Arsenal, ParisPortrait de Mehmet Ali, Vice-Roi d'Egypte (1769-1849), Auguste Couder, huile sur toile, 1841, Musée national des Châteaux de Versailles et du Trianon, Versailles

 

Section 3 : Antiques

Hébé, Bertel Thorvaldsen, sculpture, 1806, Thorvaldsens Museum, Copenhague

 

Section 4 : Villégiature

Série Mer Méditerranée, Gustave Le Gray, photographies, 1857, Musée Saint-Loup, Troyes, dépôt du MuCEM

 

Section 5 : Echanges et cosmopolitisme

Le personnel de la banque ottomane, série de 12 photographies, Institution Salt, Istanbul

 

Section 6 : Un rêve partagé ?

La Méditerranée, Aristide Maillol, sculpture, 1902-1905, Collection particulière

Concurso del Cante Jondo, Granada, Corpus Christi, juin 1922, Affiche, Archivo Manuel de Falla, Grenade ; Poema La Siguirilla gitana, Federico García Lorca, 1921, Fondation Federico García Lorca

 

Section 7 : Domination et affirmation

Le grand nautonnier, Ernesto Michahelles Thayat, huile sur toile, 1939, Wolsoniana – Fondazione Regionale per la Cultura e lo spettacolo, Genova

Abd el-Krim rejetant les Espagnols, Anoual, Bataille du Rif 1921, estampe, Archives nationales d’outre-mer, Aix-en-Provence

 

Section 8 : Une Méditerranée fracassée et réinventée

Série de photos des 7 villes « fracassées » : Smyrne 1922, Barcelone 1936-39, Marseille 1943, Sétif 1945, Jérusalem 1948, Suez 1956, Alger 1962Masque de Montserrat criant, Julio Gonzalez (sculpture), Musée National d’art moderne CNAC-GP

La Vague, Yves Klein, Pigment pur et résine synthétique sur bronze, 1957, Yves Klein Archives

 

Section 9 : Bleu tourisme / Noir mafia

Série de 5 photographies de Luigi Ghirri, années 80, Bibliotheca Panizzi, Regio Emilia

Série de photographies de Franco Zecchin (années 70/80)

 

Section 10 : La Méditerranée des années noires

Alger : Ammar Bouras, Sarajevo : Annie Leibovitz, Beyrouth : Gabriele Basilico, Jerusalem : Michal Heiman, Larissa Sansour 

 

Section 11 : Traversées

H-Out, (The Immigration Guide), Zineddine Bessaï, Impression sur bâche, 2010, Production MuCEM

Le Détroit, Notes sur un pays inutile (4 photograpies),Yto Barrada

 

Section 12: Une salve d’avenir…

Love the difference, Mar Mediterraneo, Michelangelo Pistoletto, Miroir, bois, etc. 2003-2005, CNAP

 

 

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Thierry Fabre

Thierry Fabre est le responsable du département du développement culturel et des relations internationales du MuCEM, ainsi que commissaire général de l’exposition temporaire d’ouverture du MuCEM « Le Noir et le Bleu. Un rêve méditerranéen ». Créateur des Rencontres d’Averroès, il a dirigé pendant dix ans la revue littéraire et de débats d’idées La pensée de midi. Il est également essayiste et a notamment publié Traversées (Actes Sud, 2001, Grand Prix littéraire de Provence) et Éloge de la pensée de midi (Actes Sud, 2007).

 

Anissa Bouayed

Historienne, commissaire associée de l’exposition temporaire d’ouverture du MuCEM « Le Noir et le Bleu. Un rêve méditerranéen », Anissa Bouayed est membre du laboratoire de recherches SEDET (Sociétés en développement, études transdisciplinaires, Université Paris VII Denis Diderot) et membre associée du CRASC (Centre de recherches en anthropologie sociale et culturelle, Oran). Elle a été la commissaire de l’exposition inaugurale du MAMA (Musée national d’art moderne et contemporain) « Les artistes internationaux et la Révolution algérienne » en 2008 à Alger. Elle est l’auteur de L’art et l’Algérie insurgée, les traces de l’épreuve (Alger, ENAG -éditions nationales d’arts graphiques – en 2005).

 

Maciej Fiszer

Sa formation est pluridisciplinaire, issue de l’architecture navale et du spectacle vivant.
Fort de son expérience riche et complète de cinq années de collaboration au Centre Georges Pompidou,  il a récemment recréé la structure de son atelier et répond à des commandes aussi bien dans le domaine du musée, du spectacle que des arts plastiques.

Cette pratique lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie des différentes contraintes de présentation des œuvres tout en concevant une grande variété d’expositions temporaires devant accueillir un flux important de public.

Il s’intéresse particulièrement aux muséographies permettant des présentations simultanées de plusieurs médiums, peintures, photographies, films, sculptures, documents d’archive...

Il a signé les scénographies des expositions « Danser sa vie », « Giacometti », « Villeglé » ou encore il accompagne des artistes tels Christian Marclay, Tobias Putrith, dans la réalisation technique de leurs installations.

 


 

Informations pratiques

 

Un guide multimédia en 3 langues (français, anglais, espagnol) est proposé à la location (2 €). Les contenus sont téléchargeables gratuitement sur le site internet du musée en amont de la visite, ou sur place grâce à des QR codes.

 

Un dossier pédagogique sera mis gracieusement à la disposition des enseignants dès l’ouverture de l’exposition, en téléchargement sur le site internet du musée ou sur simple demande auprès du département des publics du MuCEM.

 

Des visites guidées de l’exposition dans plusieurs langues seront organisées sur simple réservation préalable pour les groupes adultes dès juin 2013 et scolaires à compter du 16 septembre 2013.

 

 

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