• Mon MuCEM
    Déjà inscrit
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour MuCEM - Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    To prevent automated spam submissions leave this field empty.
    Inscrivez-vous
    Inscrivez-vous à Mon MuCEM afin de bénéficier de nombreux avantages.
    Stay
-A +A

MADE IN ALGERIA, GÉNÉALOGIE D’UN TERRITOIRE

PROLONGATION JUSQU'AU 8 MAI 2016

 

Du 20 janvier au 8 mai 2016

MuCEM J4 – Niveau 2 – 800 m²

 

Exposition temporaire, organisée par le MuCEM, en collaboration avec l’Institut National d’Histoire de l’Art et la Bibliothèque Nationale de France.

 

Commissariat général :

Zahia Rahmani, responsable du domaine Arts et mondialisation à l’Institut National d’Histoire de l’Art

Jean-Yves Sarazin, Directeur du département des Cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France.

Scénographie : Cécile Degos

 

L’exposition Made in Algeria, généalogie d’un territoire est le fruit d’une étroite collaboration entre l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), la Bibliothèque nationale de France (BnF) et le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM).

Il s’agit de la première exposition d’envergure consacrée à la représentation d’un territoire, l’Algérie.

Made in Algeria montre comment l’invention cartographique a accompagné la conquête de l’Algérie et sa description.

L’exposition réunit un ensemble de cartes, dessins, peintures, photographies, films et documents historiques ainsi que des œuvres d’artistes contemporains qui ont arpenté le territoire algérien. Près de 200 pièces sont présentées provenant des plus grands musées français et étrangers ainsi que des créations contemporaines inédites… Un ensemble de cartes originales, d’une qualité esthétique rare, est pour la première fois montré au public.

 


 

Made in Algeria, généalogie d’un territoire est une exposition dédiée à la cartographie et à son développement dont la conquête et l’expansion française en Algérie ont été le moteur. Au-delà de l’intérêt topographique et de la beauté esthétique des cartes présentées dans l’exposition, la nécessité de rendre compte de la généalogie de cette aventure et de la subjectivité politique qui s’y est inscrite s’imposait. L'espace blanc de la carte joua un rôle majeur quant à l'invention d'un territoire, de son orientation culturelle et du récit qui a été fait de lui. Ce dernier recouvrira longtemps la possibilité d'appréhender autrement le mode d'être et le passé des habitants de ce pays.

 

La guerre d’Algérie n’est pas le sujet de l’exposition. C’est ce qui s’est passé en amont de cette guerre qui est présenté. Made in Algeria, généalogie d’un territoire veut rendre compte par les images, la cartographie et les relevés de terrain, de ce long et singulier processus qu’a été, à dire vrai, l’impossible conquête de l’Algérie. Les conflits même résiduels n'y ont jamais cessé durant toute la période de la colonisation.

 

C'est une exposition dédiée à la représentation d’un pays et de sa terre, l’Algérie. Une tentative de mise à plat d’une aventure moderne qui a commencé il y a plus de deux siècles et dont les effets durent jusqu’à aujourd’hui : la fabrique coloniale d’un territoire.

 

Lorsque les Français débarquent à Sidi Ferruch en juin 1830, ils connaissent très mal le territoire de la Régence ottomane. Pour les Européens, seule compte la longue frange littorale. Ensuite, de la conquête d’Alger à la fin de la guerre contre Abd el-Kader, l’Algérie est le domaine des militaires. À mesure que l’armée d’Afrique conquiert le territoire algérien, l’imagerie ne va pas cesser de s’emparer des nombreuses expéditions façonnant une vision de ce territoire. Vision qui se développe par la suite, avec la forte symbolique des noms de lieux. Partout, et jusqu’à l’indépendance, vont se substituer aux noms autochtones des noms nouveaux donnés à des centres de colonisation ou à des villes algériennes rebaptisées. Ensuite, cette représentation se trouvera d’autres objectifs : comme le démontre Todd Shepard dans sa contribution au catalogue, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à 1962, les commentateurs vont décrire l’Algérie comme une terre d’expansion, une « frontière » censée revivifier la France. Ce pays a été durant plus d'un siècle un laboratoire majeur tant dans le domaine de l'agriculture, du tourisme, de l'architecture, des sciences et de la surveillance territoriale. Après l’indépendance, la construction de l’image du territoire algérien et d’une auto-représentation demeure un processus extrêmement complexe.

 

Cette exposition d'envergure inaugure une nouvelle histoire de la représentation de l’Algérie en France. Les œuvres contemporaines de l'exposition sont pour la plupart inédites. Elles sont de Louisa Babari, Mohammed Dib, Hassen Ferhani, Mostafa Goudjil, Katia Kameli, Mohamed Kouaci, Gaston Revel, Dalila Mahdjoub, Jason Oddy, Raphaëlle Paupert-Borne, Zineb Sedira, Ahmed Zir, Hellal Zoubir. Elles donnent existence à un autre récit de la conquête, elles participent d'un contrechamp, qui pourrait être celui du peuple algérien, tant la qualité du patrimoine exposé ne peut occulter la charge de ce qu’il a effacé.

 

Le parcours de l'exposition se décline en quatre temps :

 

Vue de loin - Un territoire vu du large avant 1830

Tracer le territoire - De la conquête à la colonisation - Après 1830

 - Capter l'Algérie - De l'excès de l'imagerie à la fin de l'Algérie Française

Au plus près -  Aperçus de l'Algérie après 1962

 

Porteuse de la nécessité de présenter au public un patrimoine sensible et unique qui ne peut que permettre une meilleure compréhension du présent, l'exposition a bénéficié de la générosité sans faille des responsables de collections publiques et d'un soutien moral et éthique à la hauteur des enjeux culturels, historiques et politiques d’une telle exposition. Leur concours a été décisif. Ils doivent être particulièrement cités, tant les collections exceptionnelles qu’ils détiennent sur l’Algérie ont été mises à contribution : la Bibliothèque nationale de France, le Musée national des châteaux de Versaille et de Trianon, le Service historique de la Défense à Vincennes, le Musée de l'Armée, les Archives nationales d’outre-mer et les Archives du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international ; mais aussi le Greenwich National Maritime Museum de Londres et le musée Boucher-de-Perthes d'Abbeville, ainsi que des collections privées : le fonds de la maison d’édition Baconnier, le Centre Diocésain des Glycines à Alger, les fonds photographiques Gaston Revel, Mohammed Dib et Mohamed Kouaci.

 

Le catalogue rend compte de l'histoire du territoire algérien par un ensemble de textes et d'essais inédits de Nacéra Benseddik, Hélène Blais, Daho Djerbal, François Dumasy, Nadira Laggoune, Zahia Rahmani, Jean-Yves Sarazin, Nicolas Schaub, Todd Shepard, Fouad Soufi et Sylvie Thénault.

 

Une collaboration exceptionnelle s’est exercée pour Made in Algeria entre trois institutions nationales : la BnF, l’INHA et le MuCEM. L'exposition a bénéficié au cours de son élaboration du soutien bienveillant des autorités de la République Algérienne Démocratique et Populaire, de son Ministère de la Culture et de l’Ambassade de France à Alger.

Partager
 

Lieu : J4 | 2ème étage du J4

Type de public :

Tout Public

Jours et horaires :

J4 | Du 20 janvier 2016 au 8 mai 2016
Ecrivain, historienne d'art de formation, Zahia Rahmani est responsable à l’Institut national d’histoire de...
Commissaire
Jean-Yves Sarazin, archiviste-paléographe, conservateur général des bibliothèques, dirige depuis 2010 le département des...
Cécile Degos est scénographe et muséographe. Diplômée de la section Scénographie de l’Ecole Nationale des Arts...
Scénographe
En complément et en prolongement de l’exposition Made in Algeria, le temps fort Algérie, entre la carte...
Temps fort
Du 26 au 28 février et du 10 au 13 mars 2016
Créé en juillet 2001, l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) est un établissement public, ...
La Bibliothèque nationale de France rassemble le patrimoine documentaire national, le conserve et le fait connaître. ...

Vidéos

Informations pratiques

RÉSERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS
04 84 35 13 13
reservation@mucem.org / mucem.org

 


TARIFS

Billets MuCEM
Expositions permanentes et temporaires 9.5 € / 5 €

 

Billets famille
Expositions permanentes et temporaires 14 €

 

Visites guidées 12 € / 9 €

 

Audioguide 2 €

 

>  L’accès aux espaces extérieurs et jardins du MuCEM est libre et gratuit dans les horaires d’ouverture du site. L’accès aux expositions est gratuit pour tous, le premier dimanche de chaque mois.

> Gratuité des expositions pour les moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires de minima sociaux, les personnes handicapées et accompagnateur et les professionnels.

> Gratuité des expositions permanentes uniquement pour les enseignants titulaires d’un Pass Éducation et les 18 - 25 ans.

 


 

ÉVITEZ LES FILES D’ATTENTE

Achat en ligne sur mucem.org, fnac.com, ticketnet.com, digitick.com et espaceculture.net

> Achetez directement votre billet

 


 

HORAIRES D’OUVERTURE

Ouvert tous les jours sauf le mardi, le 1er mai, le 25 décembre
Horaire d’automne (du 1er septembre au 31 octobre) : 11 h - 19 h
Horaires d’hiver (du 1er novembre au 30 avril) : 11 h - 18 h
Horaires de printemps (du 2 mai au 3 juillet) : 11 h - 19 h
Horaires d’été (du 4 juillet au 31 août) : 10 h - 20 h

 

Nocturne le vendredi jusqu’à 22 h (du 2 mai au 31 octobre)

 

Fermeture des caisses 45 minutes avant la fermeture du musée.
Évacuation des salles d’expositions 15 minutes avant la fermeture.

 


 

VISITEURS EN GROUPES

> Les visites en groupes (à partir de 7 personnes), dans les espaces d’expositions et les espaces extérieurs du site, se font uniquement sur réservation, au plus tard quinze jours à l’avance pour les visites guidées et une semaine pour les visites autonomes.

 

> Horaires réservés aux groupes : 9 h - 11 h (excepté du 4 juillet au 31 août). Réservations obligatoires.

 


 

ACCÈS

Entrée basse fort Saint-Jean : 201, quai du Port.
Entrée Panier : parvis de l’église Saint-Laurent.
Entrée J4 : 1, esplanade du J4.

 

Métro Vieux-Port ou Joliette.
Tram T2 République / Dames ou Joliette.
Bus 82, 82s, 60, Littoral Major / fort Saint-Jean, 49 Église Saint-Laurent, Ligne de nuit 582.
Parkings payants Esplanade du J4 / Vieux-Port / fort Saint-Jean et Hôtel de Ville.

 


 

RÉSEAUX SOCIAUX

facebook.com/lemucem
twitter.com/MuCEM_Officiel
instagram.com/mucem_officiel
 

Programmation

1-«ALGERIE, ENTRE LA CARTE ET LE TERRITOIRE»  - Du 26 au 28 février et du 10 au 13 mars 2016

 

En complément et en prolongement de l’exposition « Made in Algeria », le temps fort « Algérie, entre la carte et le territoire » propose un espace de dialogue et de réflexion autour de ces moments historiques qu’ont été la conquête puis la colonisation de l’Algérie.

 

Ce temps fort se déroule en trois parties :

 

- du 26 au 28 février, hommage à deux grandes figures historiques : le poète Kateb Yacine, dont l’œuvre rejaillit à travers une création de Brigitte Fontaine ; et Frantz Fanon, figure majeure de la guerre de libération nationale, auquel est consacré une projection et une rencontre. Enfin, le dimanche, cap sur le Sud algérien avec le film d’aventures Fort Saganne.

- Les 29 février, 2 et 3 mars, trois visites guidées et filmées de l’exposition « Made in Algeria », avec Zahia Rahmani et Jean-Yves Sarazin (commissaires de l’exposition), puis avec les artistes Katia Kameli et Zineb Sedira, et enfin avec Nadira Laggoune, commissaire d’exposition et critique d’art.

- du 10 au 13 mars, une série de trois conférences montre comment les nouvelles techniques cartographiques permirent l'exploration, l'exploitation et la surveillance des terres et des peuples de l’Algérie coloniale. En contrepoint, la projection de films algériens récents constitue autant de fenêtres sur l’Algérie contemporaine.

 

Spectacle, conférences, cinéma… Le MuCEM nous invite, dans une constante réciprocité des regards, à tisser une mémoire commune entre France et Algérie.

 


 

2 - « MEMOIRES PARTAGÉES »  - De début mars jusqu’au 2 mai 2016 – Forum J4 – Entrée libre

 

Imaginé dans le cadre de l’exposition Made in Algeria, « Mémoires partagées » est un projet de rencontres entre quelques chibanis (têtes blanches en arabe du Maghreb, le terme désigne les travailleurs immigrés maintenant à la retraite) d’Algérie vivant dans le quartier de Belsunce et un petit groupe de collégiens marseillais. A travers un dialogue intergénérationnel, l’objectif est de traiter des questions de migration, d’attachement au pays d’accueil, d’exil et de déracinement à partir d’une sélection de cartes et d’œuvres présentées dans l’exposition Made in Algeria. Enregistrés par Radio Grenouille, les échanges seront diffusés dans la Boîte à mémoires, espace d'écoute dédié installé dans le forum du Mucem début mars 2016 jusqu'à la fin de l'exposition.

 


 

3 - RENCONTRES SCIENTIFIQUES

 

Journée d'études "La recherche et la cité" - INHA – Laboratoire Telemme – MuCEM

Jeudi 28 janvier 2016 - 9h30-17h30 - I2MP, Fort Saint Jean - Entrée libre sur inscription I2mp@mucem.org

« Enjeux et pratiques de la cartographie aux frontières des disciplines (Géographie, Histoire, Histoire de l'art et pratiques artistiques) »

En partenariat avec l’INHA et le laboratoire Telemme

 

Lieu de rencontres entre les disciplines, les étudiants et les publics, cette journée d’études s’organise en deux temps : en matinée, seront abordés les enjeux de la cartographie et des représentations du territoire dans le bassin méditerranéen au 19e siècle ; et l’après-midi, penseurs et praticiens questionneront les rapports de l’art contemporain à la cartographie.

 


 

2 - Colloque international  « Explorer, conquérir et représenter un territoire » - INHA – MuCEM

Jeudi 31 mars et vendredi 1er avril 2016 - MuCEM

Direction scientifique : Zahia Rahmani et Jean-Yves Sarazin, commissaires de l’exposition.<

Vendredi 26 Février 2016

Théâtre
Lectures, guitare, voix
Vendredi 26 février 2016 à 20h30

Samedi 27 Février 2016

Documentaire
projection suivie d'une conférence par Alice Cherki
Samedi 27 février 2016 à 17h
Rencontre
projection suivie d'une conférence par Alice Cherki
Samedi 27 février 2016 à 17h

Dimanche 28 Février 2016

Cinéma
Dimanche 28 février 2016 à 14h30

Jeudi 28 Janvier 2016

Dimanche 13 Mars 2016

Court-métrage
Algérie, entre la carte et le territoire
Dimanche 13 mars 2016 à 17h30

Jeudi 10 Mars 2016

Rencontre
Algérie, entre la carte et le territoire
Jeudi 10 mars 2016 à 19h

Vendredi 11 Mars 2016

Débat
Algérie, entre la carte et le territoire
Vendredi 11 mars 2016 à 19h

Samedi 12 Mars 2016

Documentaire
Samedi 12 mars 2016 à 11h

Samedi 12 Mars 2016

Installation
Samedi 12 mars 2016 à 12h30

Samedi 12 Mars 2016

Danse
Carnet de voyage à danser
Samedi 12 mars 2016 à 14h30

Samedi 12 Mars 2016

Débat
Algérie, entre la carte et le territoire
Samedi 12 mars 2016 à 16h30

Samedi 12 Mars 2016

Débat
Algérie, entre la carte et le territoire
Samedi 12 mars 2016 à 18h30

Samedi 12 Mars 2016

Cinéma
Algérie, entre la carte et le territoire
Samedi 12 mars 2016 à 20h30

Dimanche 13 Mars 2016

Cinéma
Dimanche 13 mars 2016 à 14h30

Mardi 15 Mars 2016

Cinéma
Ciné-repas hors les murs
Mardi 15 mars 2016 à 20h

Visites et activités

Dimanche 8 Mai 2016

Visiter les expositions temporaires

Lundi 29 Février 2016

Visiter les expositions temporaires
Avec Zahia Rahmani et Jean-Yves Sarazin (commissaires de l’exposition)
Lundi 29 février 2016 à 18h

Jeudi 3 Mars 2016

Visiter les expositions temporaires
Visite-conférence
Jeudi 3 mars 2016 à 18h

Mercredi 2 Mars 2016

Visiter les expositions temporaires
Visite-conférence
Mercredi 2 mars 2016 à 18h

Éditions

LE CATALOGUE DE L’EXPOSITION
Made in Algeria. Généalogie d’un territoire.
Sous la direction de Zahia Rahmani et Jean-Yves Sarazin.

Textes de Nacéra Benseddik, Hélène Blais, Daho Djerbal, François Dumasy, Nadira Laggoune, Zahia Rahmani, Jean-Yves Sarazin, Nicolas Schaub, Todd Shepard, Fouad Soufi et Sylvie Thénault.

Suivant le fil chronologique de l’exposition, en quatre parties, les auteurs du catalogue nous donnent les clés de lecture des cartes géographiques et œuvres du parcours. « Vu du large » depuis l’Antiquité et le royaume de Tlemcen, le territoire algérien sera « tracé » pendant la conquête, entre cartes militaires et imagerie populaire, avant d’être « capté » pendant la colonisation, au fil de nombreuses représentations, souvent militaires ou de propagande, servant ou accompagnant les opérations de l’Armée et l’administration d’exception des nouveaux départements français. Une dernière partie, « Au plus près », aborde la représentation du territoire dans la création artistique contemporaine, depuis l’indépendance algérienne.

Coédition Hazan / MuCEM
23 x 28 cm. 240 pages, 160 illustrations.
35 € TTC

ISBN : 9782754108669

 


 

Les librairies - boutiques du J4 et du fort Saint-Jean

sont ouvertes tous les jours (sauf le mardi) aux heures d’ouverture du MuCEM

Partenaires médias

Partenaires médias internationaux

Partenaires médias nationaux

[DOSSIER PEDAGOGIQUE] Made In Algeria

Partager
 

[AUDIOGUIDE] MADE IN ALGERIA

Audioguide disponible en français et anglais.

 

Tarif unique de location 2€

 

Disponible aux points billetterie du MuCEM (J4 et fort Saint-Jean)

Partager
 

MADE IN ALGERIA, GÉNÉALOGIE D’UN TERRITOIRE

PROLONGATION JUSQU'AU 8 MAI 2016

 

Du 20 janvier au 8 mai 2016

MuCEM J4 – Niveau 2 – 800 m²

 

Exposition temporaire, organisée par le MuCEM, en collaboration avec l’Institut National d’Histoire de l’Art et la Bibliothèque Nationale de France.

 

Commissariat général :

Zahia Rahmani, responsable du domaine Arts et mondialisation à l’Institut National d’Histoire de l’Art

Jean-Yves Sarazin, Directeur du département des Cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France.

Scénographie : Cécile Degos

 

L’exposition Made in Algeria, généalogie d’un territoire est le fruit d’une étroite collaboration entre l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), la Bibliothèque nationale de France (BnF) et le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM).

Il s’agit de la première exposition d’envergure consacrée à la représentation d’un territoire, l’Algérie.

Made in Algeria montre comment l’invention cartographique a accompagné la conquête de l’Algérie et sa description.

L’exposition réunit un ensemble de cartes, dessins, peintures, photographies, films et documents historiques ainsi que des œuvres d’artistes contemporains qui ont arpenté le territoire algérien. Près de 200 pièces sont présentées provenant des plus grands musées français et étrangers ainsi que des créations contemporaines inédites… Un ensemble de cartes originales, d’une qualité esthétique rare, est pour la première fois montré au public.

 


 

Made in Algeria, généalogie d’un territoire est une exposition dédiée à la cartographie et à son développement dont la conquête et l’expansion française en Algérie ont été le moteur. Au-delà de l’intérêt topographique et de la beauté esthétique des cartes présentées dans l’exposition, la nécessité de rendre compte de la généalogie de cette aventure et de la subjectivité politique qui s’y est inscrite s’imposait. L'espace blanc de la carte joua un rôle majeur quant à l'invention d'un territoire, de son orientation culturelle et du récit qui a été fait de lui. Ce dernier recouvrira longtemps la possibilité d'appréhender autrement le mode d'être et le passé des habitants de ce pays.

 

La guerre d’Algérie n’est pas le sujet de l’exposition. C’est ce qui s’est passé en amont de cette guerre qui est présenté. Made in Algeria, généalogie d’un territoire veut rendre compte par les images, la cartographie et les relevés de terrain, de ce long et singulier processus qu’a été, à dire vrai, l’impossible conquête de l’Algérie. Les conflits même résiduels n'y ont jamais cessé durant toute la période de la colonisation.

 

C'est une exposition dédiée à la représentation d’un pays et de sa terre, l’Algérie. Une tentative de mise à plat d’une aventure moderne qui a commencé il y a plus de deux siècles et dont les effets durent jusqu’à aujourd’hui : la fabrique coloniale d’un territoire.

 

Lorsque les Français débarquent à Sidi Ferruch en juin 1830, ils connaissent très mal le territoire de la Régence ottomane. Pour les Européens, seule compte la longue frange littorale. Ensuite, de la conquête d’Alger à la fin de la guerre contre Abd el-Kader, l’Algérie est le domaine des militaires. À mesure que l’armée d’Afrique conquiert le territoire algérien, l’imagerie ne va pas cesser de s’emparer des nombreuses expéditions façonnant une vision de ce territoire. Vision qui se développe par la suite, avec la forte symbolique des noms de lieux. Partout, et jusqu’à l’indépendance, vont se substituer aux noms autochtones des noms nouveaux donnés à des centres de colonisation ou à des villes algériennes rebaptisées. Ensuite, cette représentation se trouvera d’autres objectifs : comme le démontre Todd Shepard dans sa contribution au catalogue, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à 1962, les commentateurs vont décrire l’Algérie comme une terre d’expansion, une « frontière » censée revivifier la France. Ce pays a été durant plus d'un siècle un laboratoire majeur tant dans le domaine de l'agriculture, du tourisme, de l'architecture, des sciences et de la surveillance territoriale. Après l’indépendance, la construction de l’image du territoire algérien et d’une auto-représentation demeure un processus extrêmement complexe.

 

Cette exposition d'envergure inaugure une nouvelle histoire de la représentation de l’Algérie en France. Les œuvres contemporaines de l'exposition sont pour la plupart inédites. Elles sont de Louisa Babari, Mohammed Dib, Hassen Ferhani, Mostafa Goudjil, Katia Kameli, Mohamed Kouaci, Gaston Revel, Dalila Mahdjoub, Jason Oddy, Raphaëlle Paupert-Borne, Zineb Sedira, Ahmed Zir, Hellal Zoubir. Elles donnent existence à un autre récit de la conquête, elles participent d'un contrechamp, qui pourrait être celui du peuple algérien, tant la qualité du patrimoine exposé ne peut occulter la charge de ce qu’il a effacé.

 

Le parcours de l'exposition se décline en quatre temps :

 

Vue de loin - Un territoire vu du large avant 1830

Tracer le territoire - De la conquête à la colonisation - Après 1830

 - Capter l'Algérie - De l'excès de l'imagerie à la fin de l'Algérie Française

Au plus près -  Aperçus de l'Algérie après 1962

 

Porteuse de la nécessité de présenter au public un patrimoine sensible et unique qui ne peut que permettre une meilleure compréhension du présent, l'exposition a bénéficié de la générosité sans faille des responsables de collections publiques et d'un soutien moral et éthique à la hauteur des enjeux culturels, historiques et politiques d’une telle exposition. Leur concours a été décisif. Ils doivent être particulièrement cités, tant les collections exceptionnelles qu’ils détiennent sur l’Algérie ont été mises à contribution : la Bibliothèque nationale de France, le Musée national des châteaux de Versaille et de Trianon, le Service historique de la Défense à Vincennes, le Musée de l'Armée, les Archives nationales d’outre-mer et les Archives du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international ; mais aussi le Greenwich National Maritime Museum de Londres et le musée Boucher-de-Perthes d'Abbeville, ainsi que des collections privées : le fonds de la maison d’édition Baconnier, le Centre Diocésain des Glycines à Alger, les fonds photographiques Gaston Revel, Mohammed Dib et Mohamed Kouaci.

 

Le catalogue rend compte de l'histoire du territoire algérien par un ensemble de textes et d'essais inédits de Nacéra Benseddik, Hélène Blais, Daho Djerbal, François Dumasy, Nadira Laggoune, Zahia Rahmani, Jean-Yves Sarazin, Nicolas Schaub, Todd Shepard, Fouad Soufi et Sylvie Thénault.

 

Une collaboration exceptionnelle s’est exercée pour Made in Algeria entre trois institutions nationales : la BnF, l’INHA et le MuCEM. L'exposition a bénéficié au cours de son élaboration du soutien bienveillant des autorités de la République Algérienne Démocratique et Populaire, de son Ministère de la Culture et de l’Ambassade de France à Alger.

Partager
 

Vous êtes journaliste ?
Créé en juillet 2001, l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) est un établissement public, ...
La Bibliothèque nationale de France rassemble le patrimoine documentaire national, le conserve et le fait connaître. ...