Après Babel, traduire

La langue de l’Europe, c’est la traduction, disait Umberto Eco. C’est peut-être même la langue du monde, une alternative forte au nivellement du Global English. Car la traduction est un « commerce » qui a fabriqué les civilisations, celle de la Méditerranée en particulier, et un savoir-faire avec les différences, des plus nécessaires aujourd’hui.
Alors Babel, malédiction ou chance ? Quelles politiques de la langue pour en tirer parti ? Peut-on suivre les routes de la traduction, comme les routes de la soie ? Comment traduit-on ce qui se présente comme la parole de Dieu ? Que faire de l’intraduisible corps des langues, celui des rébus et des poèmes ? Qu’est-ce au juste que ce soi-disant génie des langues, propre à chacune ? Et comment cette pratique paradoxale, dire « presque » la même chose, nous apprend-elle à circuler « entre »? 
À toutes ces questions, une foule d’œuvres et d’objets, monumentaux ou d’utilité quotidienne, antiques ou contemporains, de la pierre de Rosette aux menus de restaurants, du manuscrit d’Ab al-Rahman al-Soufi aux affiches de la IIIe Internationale, des enluminures des premières Bibles à La Création de Rodin, ou du Tiré à quatre épingles de Duchamp à La Métamorphose de Marcus Raetz, sont autant de manières de répondre.
 

Sous la direction de Barbara Cassin, avec les contributions de Souleymane Bachir Diagne, Jean-Marie Borzeix, Xioaquan Chu, Patricia Falguières, Yasmina Foehr-Janssens, Thierry Grillet, Delphine Horvilleur, Jacques Leenhardt, Alain de Libera, Jean-Luc Marion, Marie-José Mondzain, Xavier North, Martin Rueff, Gisèle Sapiro, Roland Schaer, Olivier-Thomas Venard et Anthony Vidler.

 

Coédition Actes Sud/Mucem

20 x 27 cm, 264 pages, 120 illustrations, 35 euros

ISBN 978-2-330-06915-5

 

 

 

 

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