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APRÈS BABEL, TRADUIRE

Exposition du 14 décembre 2016 au 20 mars 2017

 

Mucem J4, Niveau 2 (800 m2)

 

 

Commissariat général de l’exposition : Barbara Cassin, directrice de recherche au CNRS, philologue et philosophe

 

Commissariat exécutif : Sophie Bernillon, conservateur des bibliothèques au Mucem

 

Conseil scientifique : Annie Berthier, Jean-Marie Borzeix, Patricia Falguières, Thierry Grillet, Alain de Libera, Jacques Leenhardt, Charles Malamoud, Charles Mela, Xavier North, Carlo Ossola, Roland Schaer, Danièle Wozny

 


 

«La langue de l’Europe, c’est la traduction»
Umberto Eco

 

Le Mucem présente du 14 décembre 2016 au 20 mars 2017 l’exposition Après Babel, traduire.

“Babel” : en hébreu, cela veut dire “Confusion”. Babel, la diversité des langues, est-ce une malédiction ou une chance ? Réponse : une chance, à condition de traduire.

 

La traduction est l’un des grands enjeux culturels et sociétaux d’un monde globalisé. Traduire, c’est préférer à une communication rapide et basique dans une langue dominante plus ou moins artificielle (aujourd’hui le « global english » ou globish) un travail coûteux et parfois déconcertant sur la différence des langues, des cultures, des visions du monde, pour les comparer et les mettre en harmonie.

 

La traduction est d'abord un fait d'histoire : les routes de la traduction, via le grec, le latin, l'arabe, sont celles de la transmission du savoir et du pouvoir. «La langue de l’Europe, c’est la traduction», a dit Umberto Eco. Les civilisations d’Europe et de Méditerranée se sont construites sur cette pratique paradoxale : dire « presque » la même chose, et inventer en passant, à la confluence des savoirs et des langues.

 

C'est aussi un enjeu contemporain. La diversité des langues apparaît souvent comme un obstacle à l’émergence d’une société unie et d’un espace politique commun, mais l’exposition Après Babel, traduire inverse cette proposition et montre comment la traduction, savoir-faire avec les différences, est un excellent modèle pour la citoyenneté d’aujourd’hui.

 

Partant d’une abstraction - le passage d’une langue à une autre -, l’exposition donne à voir, à penser et à voyager dans cet entre-deux. Du mythe de Babel à la pierre de Rosette, d’Aristote à Tintin et de la parole de Dieu aux langues des signes, elle présente près de deux cents œuvres, objets, manuscrits, documents installations, qui manifestent de façon spectaculaire ou quotidienne les jeux et les enjeux de la traduction.

 

 

Avec le mécénat de la Fondation PwC France et Afrique Francophone, mécène fondateur.

Avec le soutien de ADT International.

 

Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou

 

 

Exposition organisée avec le soutien exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France.

 

 

Partenaires

        

 

 

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Lugar: J4 | 2ème étage du J4

Tipo de público:

Todos los públicos

Días y horarios:

J4 | Du 14 décembre 2016 au 20 mars 2017
Dans le sillage de l’exposition Après Babel, traduire, le Mucem propose un temps fort conçu autour de cinq grands...
Momento destacable
Du Mercredi 25 Janvier au dimanche 5 Février 2017
Du 26 décembre au 1er janvier 2017, à l’occasion de l’exposition Après Babel, traduire, les mots se mettent en...
Jeune public
Du 26 décembre 2016 au 01 janvier 2017
En amont de l’ouverture de l’exposition « Après Babel, traduire », le Mucem a lancé, dans plusieurs...
Cita puntual
Samedi 21 janvier 2017 à partir de 11h
Avec : Barbara Cassin (CNRS, LabexTransfers et commissaire de l’exposition Après Babel, Traduire, Souleymane...
Encuentros científicos y profesionales
Workshop
Le vendredi 16 décembre 2016 à partir de 18h

Videos

Información práctica

- INFORMATIONS PRATIQUES

 

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RÉSERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS

04 84 35 13 13 de 9h à 18h 7j/7

reservation@mucem.org / mucem.org

 

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TARIFS

• Billets Mucem

> expositions permanentes et temporaires 9,5 € / 5 € (valable pour la journée)

• Billet famille

> Expositions permanentes et temporaires 14 €

• Visites guidées 12 € / 9 € / 5 € (moins de 18 ans)

• Audioguide 2 €

 

> L’accès aux espaces extérieurs et jardins du Mucem est libre et gratuit dans les horaires d’ouverture du site.

L’accès aux expositions est gratuit pour tous, le premier dimanche de chaque mois.

 

> Gratuité des expositions pour les moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires de minima sociaux, les personnes handicapées et accompagnateur et les professionnels.

 

> Gratuité de la Galerie de la Méditerranée uniquement pour les enseignants titulaires d’un Pass Éducation et les 18 - 25 ans.

 

Evitez les files d’attente

Achat en ligne sur mucem.org, fnac.com, ticketmaster.fr, digitick.com

 

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HORAIRES D’OUVERTURE

 

Ouvert tous les jours sauf le mardi

 

De 11h à 18h : décembre – mars

 

Dernière entrée 45 minutes avant la fermeture du site.

Évacuation des salles d’expositions 15 minutes avant la fermeture du site.

 

 

VISITEURS EN GROUPES

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> Les visites en groupes (à partir de 7 personnes), dans les espaces d’expositions et les espaces extérieurs du site, se font uniquement sur réservation, au plus tard quinze jours à l’avance pour les visites guidées et une semaine pour les visites autonomes.

 

> Horaires réservés aux groupes : 9 h - 11 h

Réservations obligatoires.

 

 

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ACCÈS

Entrée basse fort Saint-Jean : 201, quai du Port.

Entrée Panier : parvis de l’église Saint-Laurent.                         

Entrée J4 : 1, esplanade du J4.

Métro Vieux-Port ou Joliette.

Tram T2 République / Dames ou Joliette.

Bus 82, 82s, 60, Arrêt fort Saint-Jean / Ligne de nuit 582.

Bus 49 Église Saint-Laurent

Parkings payants

Esplanade du J4 / Vieux-Port / fort Saint-Jean et Hôtel de Ville.

 

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RÉSEAUX SOCIAUX

facebook.com/lemucem
twitter.com/MuCEM_Officiel
instagram.com/mucem_officiel
 

Portes ouvertes de l'expositionAprès Babel, traduireMardi 13 décembre 2016 de 18h à 22hEntrée libre   ...

Programación

  • Médiation postée les week-ends et vacances scolaires / Audioguide / Dépliant de visite

 

  • Dans le hall d’accueil

« Avant Babel » : une installation multimédia imaginée par Pierre Giner propose, à partir du 14 décembre, un voyage dans le monde des langues, en compagnie de la commissaire de l’exposition, Barbara Cassin.

 

  • Visites guidées

 

- une visite de l'exposition pour les adultes

 

- une visite de l'exposition pour les collèges-lycées (1h30 pour les 6e-terminale)
"Bom dia, salam, hello, dobar dan, kalimera, shalom ! Un guide multilingue vous accueille pour parler langage : qui enseigne les langues sait qu’il n’y a pas de traduction sans difficulté, sans incompréhension. L’exposition montre comment la traduction est un savoir-faire avec les différences, un excellent modèle pour la citoyenneté d’aujourd’hui et pour ces jeunes élèves qu’il faut éveiller à la curiosité des autres."

 

- une visite-atelier "Quésaco" pour les collèges-lycées (1h30 pour les 4e-terminale)

Possibilité de coupler la visite avec l’atelier « Quèsaco », avec le concours de l'Agence de traduction A.D.T. International.

"Après une visite interactive dans l’exposition, poursuivez la réflexion avec un atelier de sensibilisation à l’étymologie des mots. Kif-kif, quèsaco, week-end… font partie de notre vocabulaire ; mais revenons à la source de ces mots et créons une histoire issue de ces richesses linguistiques."

 

  • Vacances de Noël : Jeux de mots

Du 26 décembre 2016 au 01 janvier 2017 à partir de 15h - Auditorium et forum

Jeux de mots - Contes, spectacles et cinéma en écho à l’exposition Après Babel, traduire

Ils sont les grandes vedettes de l’exposition Après Babel, traduire et pour la seconde semaine des vacances de Noël, ils se sont tous donné le mot : à travers contes, spectacles et cinéma, les mots se mettent en scène au Mucem !

Qu’ils soient bons, doux, ou couverts, ils circulent, dialoguent et s’amusent, de l’auditorium au forum, où toute la famille est invitée à décorer un éloquent « sapin à mots »… Qui aura le dernier mot ?

                   

  • Babel mix

Babel mix associe le centre social de la Castellane, le centre social Saint-Just, le centre social de la Capelette, le centre social Mer et Colline, le centre social l’Olivier bleu, le collège Jacques Prévert, l’association C’est la faute à Voltaire, le centre pénitentiaire des Baumettes, et l’EPFF. 

Le projet consiste dans une collecte de mots dit intraduisibles et de leur contexte d’usage :

«  Quel mot en français ou dans une autre langue avez-vous eu le plus de mal à comprendre et à traduire ? » et « Pourquoi ? »

La collecte réalisée avec les partenaires donnera lieu à une cartographie de mots présentée dans l’exposition, sous une forme visuelle et sonore.

3 étapes scanderont le projet pour les partenaires :

  • Découvrir l’exposition et participer à une proposition fédératrice.
  • Se rassembler hors les murs du Mucem pour faire découvrir le projet aux usagers de la gare St Charles le 1er décembre.
  • Découvrir la restitution et l’exposition lors d’une grande journée de rassemblement au Mucem le samedi 21 janvier (journée ouverte au grand public).
  • Nuit Vernie Après Babel

10 février 2017 – 19h-00h - Entrée libre - J4 - Ouverture exceptionnelle

Avec Borderline et les étudiants d’Aix-Marseille Université

Au Mucem, le vernissage est une fête ! Lors de cette nocturne, les étudiants s’improvisent guides d’un soir pour vous faire partager leurs découvertes de façon originale et décalée. En parallèle, rendez-vous au forum pour un Dj set « back to back » : un mix collectif qui mêle les langues, le groove, le funk, la soul et l’électro.

Les Nuits vernies proposent une expérience nouvelle du musée : visites atypiques, performances musicales et événements décalés.

 

 

2) Table ronde scientifique

«Les intraduisibles des trois monothéismes : Dieu, le livre, l’incroyant»

16 décembre 2016 - 18h-20h - I2mp 

Entrée libre sur inscription dans la limite des places disponibles : i2mp@mucem.org

 

Cette table ronde organisée dans le cadre de l'exposition Après Babel, traduire invitera à explorer quelques termes-clefs choisis dans l'hébreu et l'araméen de la Torah, le grec et le latin de la Bible, l'arabe du Coran, pour réfléchir ensemble à la manière dont on désigne chaque livre en sa ou ses langues; à celle dont on nomme Dieu; et enfin, dont on fait le partage entre un dedans et un dehors. Cet angle d’attaque, les langues, s’impose d’autant plus que chacun des trois livres se pose, d’une manière ou d’une autre, comme “révélé” dans un lien organique avec une langue, et susceptible ou non de traduction. Dans une société mondialisée où s'affrontent les fondamentalismes, l'une des tâches essentielles est de compliquer l'universel. Un bon moyen pour le faire est la lecture comparée des textes sacrés à partir des langues dans lesquelles ils sont écrits.

Cette table ronde viendra clore les deux journées de travaux du workshop international « Les intraduisibles des trois monothéismes » pour en restituer les résultats auprès du public. 

Avec, notamment, Barbara Cassin (CNRS, Labex Transfers et commissaire de l’exposition Après Babel, traduireSouleymane Bachir Diagne (U. de Columbia), Philippe Borgeaud (U. de Genève), Adi Ophir (Brown / U. de tel Aviv), En partenariat avec le Labex TransferS (CNRS – ENS - Collège de France) et l'Université Paris-Sciences-Lettres.

 

 

3) Temps fort Après Babel, traduire

 

Dans le sillage de l’exposition « Après Babel. Traduire », le Mucem organise un temps fort conçu autour de grands moments de rencontres et débats et d’une programmation cinéma.

Deux thèmes majeurs ont été définis, en écho à l’exposition :

- Traduire la parole de Dieu (les 25, 26 et 27 janvier 2017)

- Savoir-faire avec les différences (les 2 et 3 février 2017)

- Une programmation cinéma : « Le cinéma, langue universelle ? » (les 4 et 5 février 2017)

 

Dans le contexte actuel, en France et en Europe, fait de tensions, de replis identitaires et débats politico-religieux, le Mucem joue pleinement son rôle de « Musée passerelle » entre les cultures et les civilisations. L’exposition « Après Babel. Traduire » est une formidable occasion pour explorer ces questions qui fâchent et de mettre en débats, à travers la question des langues et de la traduction entre les cultures, les incompréhensions qui s’accumulent. Qu’est ce qui se joue « entre » ? Comment faire monde commun ? Quelle place dans la Cité pour la dimension religieuse, en général, et pour les monothéismes, en particulier ? Quels savoir-faire la traduction rend possible dans l’apprentissage de l’Autre ?

Le passage par les langues et la traduction ouvre des perspectives nouvelles qu’il s’agit d’explorer, y compris là où des blocages, des interprétations figées et des paroles sacrées peuvent rendre  les partages difficiles.

Traduire la parole de Dieu, autour des trois monothéismes qui sont au cœur de la Méditerranée, judaïsme, christianisme et islam.

C’est autour de trois grands invités, la cinéaste Nurith Aviv, l’écrivain Frédéric Boyer et le philosophe Souleymane Bachir Diagne, que ces trois soirées des 25, 26 et 27 janvier seront organisées.

Le Mucem crée un dispositif original pour ces soirées, avec notamment les étudiants de l’IEP  d’Aix-en-Provence et des élèves de lycées de Marseille.

A partir d’un travail bien en amont sur les textes, les films et les livres des invités, les étudiants préparent la rencontre et ce sont eux qui posent les questions sur scène. Ils ne sont pas ou plus de simples spectateurs d’une soirée de rencontres et de débats mais les acteurs de cette soirée, en dialogue avec les personnalités invitées, dans un premier temps, et avec le public, dans un deuxième temps.

Ce dispositif original de rencontres et débats, qui change le regard et implique des jeunes générations dans le questionnement, a été expérimenté à deux reprises par le Mucem, autour du thème «  Le Bonheur, quel bonheur ? », autour d’invités tels que Pierre Rabhi ou Edgar Morin, en janvier 2015, et autour de la question « Mais où va la France ? », en janvier 2016, avec des invités tels que Patrick Boucheron, Sudhir Hazareesing ou Marie José Mondzain.

Avec « Traduire la parole de Dieu », il s’agit de traiter d’une question sensible, qui est sur l’agenda politique et qui soulève de vastes débats de société en France et en Europe.

 

  • Le mercredi 25 janvier 2017 - 19h - auditorium Germaine Tillion

 « Traduire la parole de Dieu : autour du judaïsme », avec Nurith Aviv, cinéaste, qui crée un film pour l’exposition « Après Babel. Traduire ». Elle n’a pas cessé d’explorer, à partir de son regard de cinéaste, la question des langues, de la traduction, des mémoires plurielles qui surgissent dans la Cité. Qu’est ce que traduire la parole de Dieu en images ?...

Nurtih Aviv : réalisatrice et directrice de la photographie, notamment pour René Allio, Jacques Doillon, Agnès Varda ou Amos Gitaï. Elle a notamment réalisé D’une langue l’autre (2004) ; Langue sacrée, langue parlée (2008) et Traduire (2011).

 

  • Le jeudi 26 janvier 2017 - 19h - auditorium Germaine Tillion

 «  Traduire la parole de Dieu : autour du christianisme », avec Frédéric Boyer, écrivain. Il a notamment dirigé la publication de la fameuse « Bible », parue en 2001 aux éditions Bayard, qui a associé spécialistes, philologues et écrivains. Que signifie traduire la Bible aujourd’hui ? Quelle place donner à la littérature et à l’apport des écrivains dans cette aventure éditoriale et de traduction ? La Bible est-elle un « intraduisible », c’est-à-dire, comme le souligne Barbara Cassin, commissaire de l’exposition, quelque chose que l’on ne cesse pas de traduire ?...

Frédéric Boyer : écrivain, traducteur et éditeur. Il a notamment coordonné la Bible Nouvelle traduction  (Bayard, 2001), et a proposé de nouvelles traductions des Confessions de Saint Augustin  (Les Aveux, POL, 2008). Il a reçu le prix du livre Inter, en 1993, pour Des choses idiotes et douces  (POL) et a également écrit La Bible notre exil (POL, 2002) et Bible, les récits fondateurs, (Bayard, 2016).

Cette soirée est inscrite dans la « Nuit des idées » organisée par l’Institut français.

 

  • Le vendredi 27 janvier 2017 - 19h - auditorium Germaine Tillion

«  Traduire la parole de Dieu : autour de l’islam », avec Souleymane Bachir Diagne, philosophe. Il a notamment tenté de réfléchir à « Comment philosopher en islam ? » La parole de Dieu, révélée en sourates et en versets, au prophète Muhamad, pour constituer ce qui deviendra un livre sacré, le Coran, peut-elle être traduite ? A partir de son histoire africaine, et de l’exemple qu’il donne de la traduction du Coran en wolof, Souleymane Bachir Diagne ouvre des perspectives passionnantes et questionne cette « aventure ambiguë » que soulève la traduction de la parole de Dieu en Islam.

Souleymane Bachir Diagne : philosophe, professeur à Columbia University New York. Il a notamment écrit Islam et société ouverte, la fidélité et le mouvement dans l’œuvre de Mohamed Iqbal (Maisonneuve et Larose, 2001) ; Comment philosopher en islam ? (Ed Le Panama, 2008) et Bergson post-colonial (CNRS, 2011).

 

Le deuxième rendez-vous de ces Rencontres et débats a pour thème : « Savoir-faire avec les différences », les 2 et 3 février 2017.

Là encore, à partir de l’usage des langues, de la littérature et des questions que soulèvent la traduction, il s’agit de mettre en débats les problèmes que connaissent nos sociétés contemporaines où la question de l’Autre, des différences, des complémentarités et des incompatibilités soulèvent de vives controverses.

Le passage par les langues et l’usage des traductions, entre les cultures, ouvrent des pistes nouvelles et dessinent des savoir-faire avec les différences. Deux grandes soirées de rencontres et de débats, là encore avec les étudiants de l’IEP d’Aix-en-Provence et des élèves de collèges et de lycées partenaires qui posent les questions à nos invités :

 

  • Jeudi 2 février 2017 - 19h - auditorium Germaine Tillion

« Savoir-faire avec les différences : penser entre les langues », avec Heinz Wismann et Marin Rueff.

Heinz Wismann : philosophe et philologue, directeur d’études émérite à l’EHESS. Il est notamment l’auteur de Penser entre les langues (Albin Michel, 2012) et avec Jean Noël Jeanneney, Une idée fausse est un fait vrai. Les stéréotypes nationaux en Europe (Odile Jacob, 2000).

Martin Rueff : philosophe, poète et traducteur, professeur à l’Université de Genève. Il a notamment été responsable de l’édition des œuvres de Cesare Pavese (Quarto, Gallimard, 2008) et de Jean Starobinski (Quarto, Gallimard, 2016). Il est l’auteur de Différence et identité. Michel Deguy, situation d’un poète lyrique à l’apogée du capitalisme culturel, (Hermann, 2009).

 

  • Vendredi 3 février 2017 - 19h - auditorium Germaine Tillion

« Savoir-faire avec les différences : ma part de l’autre », avec Magyd Cherfi et Barbara Cassin.

Si traduire est par excellence un « savoir-faire avec les différences », en quoi la traduction constitue-t-elle un bon modèle pour la citoyenneté d’aujourd’hui ? Rencontre avec Barbara Cassin, commissaire de l’exposition, et Magyd Cherfi, chanteur de Zebda (qui a récemment signé l’ouvrage Ma part de Gaulois) : alors que les débats sur l’identité nationale et l’intégration soulèvent de vives controverses, ils nous diront pourquoi la traduction - passage d’une langue à une autre - c’est, aussi, l’apprentissage de l’Autre.

 

Barbara Cassin : Commissaire de l’exposition «  Après Babel. Traduire », philosophe et philologue, directrice de recherche au CNRS, elle est actuellement présidente du Collège international de philosophie. Elle est notamment l’auteur de Google moi : la deuxième mission de l’Amérique  (Albin Michel, 2006) et a dirigé la publication du Vocabulaire européen de la philosophie (Le Seuil/ Le Robert, 2004).

 

Sous l’influence combinée et revendiquée des Clash, de Madame Bovary et de Jean-Paul Sartre, Magyd Cherfi : a été le parolier du groupe toulousain Zebda avant de se lancer dans la chanson en solo (Cité des étoiles, 2004 ; Pas en vivant avec son chien, 2007). Il a publié un premier recueil de récits, Livret de famille, en 2004 puis La Trempe en 2007 rassemblés en un Babel (n°1082) en 2011. Il a récemment publié Ma part de Gaulois (Actes Sud, 2016).

 

 

 

 

 

 

 

Programmation cinéma

« Le cinéma, langue universelle ? »

Les samedi 4 et dimanche 5 février

Toutes les séances ont lieu à l’auditorium Germaine Tillion - Tarif : 6/4 €

 

  • Samedi 4 février

 

16h30

Conférence de Samuel Bréan, traducteur, membre fondateur de l’association des traducteurs audiovisuels, et de la revue « l’Ecran traduit ».

Depuis les intertitres du muet, cette affirmation n’a cessé d’être démentie. Mais si, ensuite, la traduction a souvent tâché de se faire oublier, elle est ici très présente, et de façon surprenante : par les sous-titres atypiques de Colette (Jeunes filles en uniforme) ; dans un mélange français/allemand convoquant Babel pour le conjurer (Allô Berlin ? Ici Paris !) ; dans une VF modifiant l’intrigue (Le Port de la drogue) ; et dans « l’anglais navajo » des sous-titres de Film Socialisme, racontant presque un autre film, différemment.

 

18h30

Film Socialisme

De Jean-Luc Godard (France/Suisse, 2010, 1h42) – VF (avec sous-titres en « anglais navajo » de Godard)

Avec Catherine Tanvier, Christian Sinniger, Agatha Couture

Méditation cinématographique itinérante et polyglotte, Film Socialisme possède, entre mille particularités, celle d’être diffusé à l’international avec des sous-titres en « anglais navajo » : élaboré par le réalisateur lui-même, ce sous-titrage extrêmement singulier ne traduit pas toujours ce que l’on voit à l’écran, ou alors différemment. C’est presque un autre film qui nous est raconté.

 

21h

Jeunes filles en uniforme

De Leontine Sagan (Allemagne, 1931, 1h36) – VOSTF (sous-titres de Colette)

Avec Emilia Unda, Dorothea Wieck, Hertha Thiele

Manuela, 14 ans, est envoyée dans un pensionnat prussien réservé aux filles d’officiers : elle tombe passionnément amoureuse de Mlle de Bernburg, l’une de ses professeures…

Ce film, l’un des premiers à aborder ouvertement l’homosexualité féminine, connut un immense succès public et critique à sa sortie, avant d’être censuré par les Nazis. Il est ici projeté avec ses sous-titres français d’origine, rédigés par Colette.

 

  • Dimanche 5 février

 

15h

Allô Berlin ? Ici Paris !

De Julien Duvivier (France, 1931, 1h29)

Avec Josette Day, Germaine Aussey, Wolfgang Klein

Lily, une standardiste française, passe ses journées à communiquer avec Erich, son collègue allemand, pour les nécessités de son service. Malgré la barrière de la langue, les deux jeunes gens finissent par se comprendre et sympathiser...

Un étonnant film bilingue où, à l’image de leurs personnages, acteurs français et allemands parlent chacun dans leur langue… Ce qui ne sera pas sans créer quelques quiproquos et malentendus !

 

17h15

Le Port de la drogue

De Samuel Fuller (Etats-Unis, 1953, 1h20) – VF

Avec Richard Widmark, Jean Peters, Thelma Ritter

En modifiant seulement quelques dialogues, on peut littéralement transformer une histoire. La preuve avec Le Port de la drogue : si en VF, le film met en scène une enquête policière sur fond de trafic de stupéfiants, sachez qu’en VO, il n’est absolument pas question de « drogue », mais bien d’un « microfilm » convoité par un réseau d’espions communistes…

 

4) Babel hors les murs

 

•Exposition à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille (CCI), autour de "L'Ecole des jeunes de langue" créée à Marseille par Colbert et Louis XVI pour les Echelles du Levant.

 

•Exposition au Centre International de Poésie de Marseille, La Vieille Charité (cipM) autour des poètes traducteurs.

 

•Présentation au Musée d'Histoire de Marseille d'un documentaire sur les langues parlées à Marseille réalisé par Antoine Grunenberger et Sebastian Uria Fernandez, présenté par conférence de Médéric Gasquet-Cyrus.

 

Ces lieux, ainsi que le Fort Saint-Jean, feront l'objet d'une installation aux néons "Strangers everywhere" par Claire Fontaine.

 

Viernes 16 Diciembre 2016

Encuentros científicos y profesionales
Le vendredi 16 décembre 2016 à partir de 18h
Workshop
Le vendredi 16 décembre 2016 à partir de 18h

Viernes 27 Enero 2017

Débat
Vendredi 27 janvier 2017 à 19h
Encuentro debate
Vendredi 27 janvier 2017 à 19h

Jueves 26 Enero 2017

Débat
Jeudi 26 janvier 2017 à 19h
Encuentro debate
Jeudi 26 janvier 2017 à 19h

Miércoles 25 Enero 2017

Débat
Mercredi 25 Janvier 2017 à 19h
Encuentro debate
Mercredi 25 Janvier 2017 à 19h

Sábado 4 Febrero 2017

Cine
Les 4 et 5 Février 2017

Visitas y actividades

  • Visites guidées

 

- une visite de l'exposition pour les adultes

 

- une visite de l'exposition pour les collèges-lycées (1h30 pour les 6e-terminale)
"Bom dia, salam, hello, dobar dan, kalimera, shalom ! Un guide multilingue vous accueille pour parler langage : qui enseigne les langues sait qu’il n’y a pas de traduction sans difficulté, sans incompréhension. L’exposition montre comment la traduction est un savoir-faire avec les différences, un excellent modèle pour la citoyenneté d’aujourd’hui et pour ces jeunes élèves qu’il faut éveiller à la curiosité des autres."

 

- une visite-atelier "Quésaco" pour les collèges-lycées (1h30 pour les 4e-terminale)

Possibilité de coupler la visite avec l’atelier « Quèsaco », avec le concours de l'Agence de traduction A.D.T. International.

"Après une visite interactive dans l’exposition, poursuivez la réflexion avec un atelier de sensibilisation à l’étymologie des mots. Kif-kif, quèsaco, week-end… font partie de notre vocabulaire ; mais revenons à la source de ces mots et créons une histoire issue de ces richesses linguistiques."

Sábado 17 Diciembre 2016

Visita guiada
Pour les dates à venir merci de vous référer au calendrier

Ediciones

Le catalogue de l’exposition

Après Babel, traduire

 

Ouvrage sous la direction de : Barbara Cassin

Avec les contributions de : Souleymane Bachir-Diagne, Jean-Marie Borzeix, Xiaoquan Chu, Patricia Falguières, Yasmina Foehr-Janssen, Thierry Grillet, Jacques Leenhardt, Alain de Libera, Jean-Luc Marion, Marie-José Mondzain, Xavier North, Gisèle Sapiro, Roland Schaer, Olivier-Thomas Venard, Anthony Vidler

 

Le catalogue de l’exposition Après Babel, traduire articule deux idées fortes. L’une renvoie à un fait d’histoire : la traduction est l’une des caractéristiques essentielles de la civilisation en Méditerranée. L’autre est un enjeu de politique contemporaine : la traduction, comme savoir-faire avec les différences, est un modèle pertinent pour appréhender la citoyenneté d’aujourd’hui. Le premier moment est celui de Babel. Ce mythe biblique dit l’échec de la langue unique. Est-ce une malédiction ou une chance ? Le second moment, central dans l’ouvrage, aborde plusieurs problématiques autour des flux et des hommes. On questionne enfin la traduction dite littéraire, et l’invisibilité des professionnels qui œuvrent pour la traduction, le doublage, l’interprétariat, du drogman à l’artiste. Ces idées sont également abordées dans un « fil rouge » rédigé par la commissaire de l’exposition, Barbara Cassin, qui court tout au long de l’ouvrage, en regard ou en marge des différentes contributions.

 

Coédition Mucem/Actes Sud

Format 20 x 27

272 pages

120 illustrations

35 € TTC

ISBN 978-2-330-06915-5

Parution : décembre 2016

 

 

 

6) Deux livres et un collector

 

Avec les contributions de : Barbara Cassin et Isabelle Marquette

 

Trois autres publications reprennent les rébus du Mucem, dont certains sont exposés dans l’exposition : deux livres, [1] et [2], et un collector.

 

Rébus? La locution "parler rebus", c'est-à-dire parler de manière énigmatique, est sortie d'usage, mais un rébus, c'est bien toujours une énigme à résoudre. Un rébus, cela veut dire quelque chose, mais quoi? Quelle phrase peut bien se cacher derrière une carte-réclame de la collection?

A vrai dire, l'énigme est d'un genre un peu particulier, car au lieu de parler à mots couverts, cryptés, comme le Sphinx ou l'oracle, voilà qu'elle montre, qu'elle expose des "choses" à la vue : un rébus parle, mais "au moyen de choses", rebus, ablatif pluriel de res, chose, tout droit sorti du latin.  Il paraît que vers 1500 les clercs de notaire picards se défoulaient au moment du carnaval en composant des libelles pleins de dessins énigmatiques "sur les choses qui se passent", de rebus quae geruntur...

Or ces choses  que l'on donne à voir sont en réalité des choses à entendre. Un rébus ne fonctionne qu'en jouant sur les sons et sur les signifiants, comme dans une charade; il oblige à réinterpréter les choses et leurs noms indépendamment de leur sens normal. Quand Frédéric II invite Voltaire à dîner à son château de Sans Souci, il dessine deux mains sous un P majuscule, puis un a minuscule suivi du nombre 100 et surmonté d'une scie. Deux mains sous P à cent sous scie? Demain, souper à Sans Souci? A quoi Voltaire répond par un G majuscule et un a minuscule : G grand a petit, j'ai grand appétit...  Des mots d'esprit, approximatifs, entre gens d'esprit.

Pourquoi y prenons-nous donc à ce point plaisir? D'abord, je crois, parce qu'ils donnent le droit de jouer avec la langue comme avec une matière sonore, une pâte que l'on modèle, un corps à inventer. C'est sans doute l'une des premières et des plus enfantines, mais aussi des plus fortes jouissances que l'on puisse éprouver. On réinvente le corps de sa langue en l'écoutant.

Ensuite, parce qu'un rébus fait rêver. Il ouvre tant de possibles, à mettre en rapport et tenter d'articuler avant d'imaginer clore en projetant de quoi il s'agit. Freud dit très exactement : "le rêve est un rébus". Car c'est le même mécanisme qui est à l'œuvre : dans un rêve comme dans un rébus, on doit "renoncer à apprécier le tout et les parties comme ils apparaissent", et  il faut "remplacer chaque image par une syllabe ou par un mot" comme si c'était deux langues différentes. Il faut déchiffrer comme Champollion les hiéroglyphes, et l'on ne connaîtra les signes et les règles que quand on aura "comparé la traduction et l'original". C'est de traduction qu'il s'agit.

Et quand on interprète et qu'on tombe juste, alors, ajoute Freud, "les mots ne seront plus dépourvus de sens mais pourront former quelque belle et profonde parole". A moins qu'ils ne forment quelque truisme bien de chez nous, comme "tel père tel fils" et "à père avare fils prodigue", somme toute pas moins complexes que le complexe d'Œdipe. De la sagesse des nations à la psychanalyse et retour, via le jeu sur la langue et sur la traduction.

 

Coédition Mucem/Actes Sud

ISBN :

[1] : 978-2-330-06917-9

[2] : 978-2-330-06918-6

[Collector] : 978-2-330-06919-3

Parution : octobre 2016

 

« Rébus. A propos de ce qui se passe. » [1] et [2]

Format : 15 cm x 10,5 cm        

Nombre de pages : 40 pages

Illustrations : 30

Prix Public TTC : 8,00 €

« Rébus. A propos de ce qui se passe » [Collector]

Format : 15 cm x 15 cm           

Nombre de pages : 80 pages

Illustrations : 120

Prix Public TTC : 15,00 € 

 


 

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Catalogues d’exposition

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